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La xénophobie de Nicolas Sarkozy menace la démocratie

Pascal Maillard: l'insécurité et la xénophobie d'etat et pour une éthique de la résistance

100828:1435 résistance ** 99 min socio13.wordpress.com mots
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Pascal Maillard*, qui conduit des recherches sur les rapports entre littérature et politique à l'université de Strasbourg, propose une réflexion d'ensemble sur «l'insécurité et la xénophobie d'Etat». Face à la «violence pure» du gouvernement, il appelle à «une éthique de la résistance».

A Toni Gatlif, aux « Bohémiens en voyage », à tous les sans-papiers,

« Aux captifs, aux vaincus !... à bien d'autres encor ! »

Peu le voient. Certains commencent à le soupçonner. La chose transpire dans maintes analyses, mais n'accède pas à une formulation directe, comme si cette vérité devait demeurer forclose en raison de sa monstruosité. Comme si au coeur de cette évidence il y avait un vide impensable. Il est urgent pourtant d'en formuler au moins l'hypothèse et d'en interroger la validité : le premier agent de l'insécurité, de la xénophobie et de la violence est devenu aujourd'hui notre gouvernement, leur principal producteur notre Etat, leur premier responsable notre président.

C'est un fait unique dans l'histoire de notre République finissante : un homme a inventé l'insécurité et la xénophobie d'Etat comme stratégie de gouvernement et arme politique. Il les a inventées et mises en oeuvre méthodiquement, intentionnellement. Non seulement comme un moyen de reprendre la main quand les plus graves soupçons pèsent sur le sommet de l'Etat et sur le parti majoritaire, non comme une simple « diversion » circonstancielle et communicationnelle en période de grave crise économique et sociale, mais bien comme un continuum idéologique et une pratique politique destinée à asseoir et conserver un pouvoir qui nous fait sortir un peu plus chaque jour de la légalité républicaine, des règles démocratiques et du respect de nos institutions.

Les théories d'une rupture politique ou d'un virage récent vers l'inadmissible - « durcissement », « radicalisation », lit-on un peu partout - sont aujourd'hui insuffisantes. Sarkozy et ses conseillers ont inventé l'insécurité programmatique, l'insécurité comme programme électoral et projet politique. Ni diversion, ni dérive, mais une ligne idéologique, un choix délibéré, pensé et assumé, un système avec des fondamentaux puisés directement dans la pensée de l'extrême droite, avec son langage propre, son révisionnisme de l'histoire, son gouvernement par la peur et cette violence pure qu'il faut bien commencer à penser afin d'identifier ce contre quoi nous avons à nous battre.

On ne lira pas dans les quelques réflexions qui suivent un déni d'insécurité. Le problème social, politique, économique est bien là. Il est même criant, toujours en attente de véritables solutions malgré la vingtaine de lois relatives à la sécurité promulguées depuis 2002 sous la responsabilité directe de notre actuel président et dont on est en droit de douter de l'efficacité. Mais les cris de souffrance dans les quartiers difficiles sont aujourd'hui inaudibles, masqués par la doxa sécuritaire et xénophobe que véhiculent des médias dont la pratique quotidienne est de relayer la peur, la bêtise et la haine distillées par l'Etat et sa machine sécuritaire.
1. Un gouvernement d'exception et des silences coupables
Le débat sur l'identité nationale lancé à l'automne dernier par Eric Besson n'a certainement pas été l'échec qu'on a dit. Même critiqué par les médias, décrié par les politiques, il a fait son oeuvre dans l'opinion et a largement et volontairement préparé un espace de réception favorable aux propositions irresponsables et scandaleuses de ce sombre été 2010, un été d'exception où un quart du gouvernement a été sur le pont de l'insécurité. Aussi n'a-t-on pas suffisamment remarqué que ce sont pas moins de quatre ministres qui ont porté récemment un discours guerrier et violent sur l'insécurité, comme si tout ministère de ce gouvernement Fillon finissant brûlait ses dernières cartouches en s'arrogeant la compétence de traiter des questions de sécurité : Christian Estrosi, qui voulait punir les maires du haut de son ministère de l'Industrie, Eric Besson ministre de l'Intégration, de l'Identité nationale et du si mal nommé Développement solidaire, Nadine Morano, secrétaire d'État chargée de la Famille et d'une singulière Solidarité, qui accuse Marianne de salir les valeurs de la République et soutient le projet d'enfermement des parents défaillants, et bien sûr Brice Hortefeux qui fait oublier sa condamnation pour injure raciale en première instance par une hyperactivité estivale au service d'un vaste programme de démantèlement des camps de Roms, d'arrestations et d'expulsions des minorités les plus fragiles.

Ce discours à multiples détentes, savamment préparé et orchestré, a été encore relayé par quelques fidèles députés de l'UMP, dont son Secrétaire général, Xavier Bertrand, qui apporta son soutien à la proposition ubuesque de Christian Estrosi et renchérit dans Nice Matin en proposant une mesure frontiste : « remettre des gardes » aux frontières de l'Europe. Ce dispositif gouvernemental, lancé et étayé idéologiquement par le sinistre discours de Grenoble, permettrait à lui seul d'asseoir la thèse d'une xénophobie d'Etat. Mais la pertinence du concept tient à ce que le traitement politique de la sécurité repose principalement, et depuis fort longtemps, sur un discours des plus hautes autorités de l'Etat qui stigmatise les minorités étrangères et certaines catégories de Français issus de l'immigration, au risque - avec la volonté - de dresser les Français les uns contre les autres.

Les puissants médias dont Sarkozy s'est attaché les services, et quelques sondages, devenus des instruments de formatage de l'opinion bien plus que des outils d'analyse, parachèvent un dispositif qui apparaîtra à certains, avec un peu de recul, comme le plus gros coup de poker politique du quinquennat : recomposer le paysage de la droite française en la déportant vers son extrême, préparer 2012 sur les terres d'une nouvelle droite nationaliste, populiste et xénophobe, et au passage faire oublier les scandales financiers, la réforme des retraites, diviser le PS, autant de manoeuvres qui seraient en passe de fonctionner très bien si de nombreuses voix ne s'élevaient enfin contre cette basse manoeuvre politicienne. Mais rien ne nous assure un quelconque recul de Sarkozy - tout au plus sera-t-il tactique ou de façade - et le prix à payer de ce coup politique est déjà incommensurable : un renoncement aux valeurs premières de la République.

Face à cette déferlante de discours et de propositions, tout aussi ineptes et assurément inefficaces les uns que les autres, des silences sont consternants, que nul ne pourra oublier : Fadela Amara, Rama Yade, Bernard Kouchner et Frédéric Mitterrand mangent le chapeau de leurs dernières convictions - s'il leur en reste - et sombrent dans un renoncement coupable en manquant à leur devoir élémentaire de démission. Le silence de Michèle Alliot-Marie, bien plus grave, a une autre portée : nous attendions de notre ministre de la Justice et des Libertés qu'elle se portât garante de l'indépendance de la justice et du respect du droit. Il n'en fut rien. Son comportement dans l'affaire Woerth-Bettencourt a été très bien exposé dans divers articles de la rédaction de Mediapart [ii].

Pour ce qui est de la défense des libertés, il est à craindre que les citoyens démocrates attendent longtemps l'exercice de cette responsabilité ministérielle, quand bien même le droit à la libre expression serait bafoué par l'Etat lui-même : la condamnation récente [iii] de cinq militants du Réseau Education Sans Frontières (RESF) nous apprend qu'une simple comparaison historique entre la situation présente et la période de Vichy est désormais assimilable à un délit d'opinion. Il est vrai que les poursuites pour outrage aux autorités se multiplient depuis deux ans. Eric Fassin le signalait déjà dans une Lettre au Président en juin 2009. Il est aussi vrai que « comparaison n'est pas raison », comme disait Etiemble, mais priver le penseur comme l'homme ordinaire de tout droit à l'association d'idée nous fait entrer directement dans le monde de Big Brother. Tel député UMP projetait récemment d'encadrer la liberté de la presse. Le sommet sera-t-il donc atteint quand tel autre zélateur de l'Etat-UMP proposera sérieusement l'établissement d'une censure légale?

On le voit suffisamment : les événements politiques de ces derniers mois sont d'une gravité jamais atteinte depuis les débuts de la cinquième République. La thèse d'une radicalisation tactique d'un gouvernement en difficulté et d'un président aux abois semble ne pas devoir souffrir la contradiction. Ce serait ignorer un peu vite le système idéologique fort qui conditionne la stratégie sarkoziste depuis de longues années et qui cimente des pans entiers de sa politique. Il permettrait de lire dans les événements récents un développement logique bien plus qu'une diversion ou un virage opportun et cynique.
2. Un continuum idéologique
Il y a une extrême cohérence et un continuum idéologique fort du sarkozisme et de sa praxis politique. Elle est avant tout celle d'un homme et de quelques proches, la micro-société des conseillers de l'Elysée. Elle est davantage une pratique empirique et instinctive de la politique qu'une idéologie : la provocation, le coup de force, le putsch permanent. L'idéologie advient cependant par la force d'inscription de cette pratique politique dans l'opinion. Le relais intellectuel des nouveaux réactionnaires et autres Anti-modernes a fait son oeuvre. Le sujet mériterait plusieurs ouvrages de science et d'histoire politiques. De sociologie aussi. Je limite volontairement ma réflexion à quelques rappels de notre histoire récente et à la formulation de trois impostures.

Depuis cinq ans au moins Nicolas Sarkozy a ancré continument la problématique sécuritaire dans la question de l'identité nationale en lien avec l'immigration. Le tournant, si tournant il y a, est déjà ancien. Il date de 2005. Les analystes et les journalistes qui soutiennent la thèse d'un virage estival et d'une radicalisation récente ont la mémoire courte. L'année 2005 n'est pas uniquement celle du « Kärcher » et de la « racaille », ces violences verbales et provocations volontaires élevées au rang de technique de gouvernement et qui joueront un rôle certain dans le déclenchement des émeutes de l'hiver 2005.

Le ministre de l'Intérieur qui a pris ses fonctions juste après le Référendum se singularise aussi par trois types d'action qui caractérisent sa ligne de conduite politique jusqu'à ce jour. Tout d'abord l'intrusion du pouvoir de l'Intérieur dans le champ de celui de la Justice, allant jusqu'à bafouer la règle de la séparation des pouvoirs et de l'indépendance de la justice. C'est bien sûr l'affaire Nelly Cremel qui vaut à Sarkozy un rappel à l'ordre du Premier ministre de l'époque, Dominique de Villepin, suite à une demande de sanction d'un juge prétendument trop laxiste. Ensuite la stigmatisation des minorités et l'amalgame entre immigration illégale et jeunes des banlieues. C'est le discours musclé aux préfets du 9 septembre 2005 dans lequel Sarkozy exige une fermeté exemplaire contre tous ceux qui mettent en cause la sécurité des« Français » : « en premier lieu les gens du voyage, les jeunes des banlieues, les immigrés illégaux ». Déjà les « gens du voyage » ! Mais au passage, souvenons-nous que les Roms les avaient précédés comme toutes premières victimes de la politique du jeune ministre de l'Intérieur, dès 2002 et 2003. Je renvoie à l'article [vi] très précis et bien documenté de Caroline Damiens qui avait reconstruit en avril 2005 la sombre histoire des débuts de Sarkozy. Pour en revenir à 2005, l'injonction aux préfets sera suivie par les « rafles de sans-papiers menées au petit matin, avant le départ des enfants à l'école », lesquelles témoignent, selon Alain Gresh dans un article du Monde Diplomatique,« de l'enthousiasme que le ministre a su faire souffler dans les préfectures ». Cet « enthousiasme » n'a pas faibli malgré la longue lutte des associations de soutien aux sans-papiers. Enfin, troisième étape : l'ordre d'expulsion du territoire français de tous les étrangers condamnés pour violences urbaines. 68% des Français y sont favorables, selon le sondage IPSOS du 16 novembre 2005 pour Le Point. Le bilan est éloquent et témoigne déjà du primat des mots sur les actes : 597 personnes incarcérées mais une seule expulsion. Ce bilan est aussi éloquent sur l'implication des étrangers dans les émeutes. Nul doute que les résultats seront en 2010 bien meilleurs avec l'apport des Roms.

La succession provocation (insultes), stigmatisation (désignation de boucs émissaires), répression (incarcérations-expulsions) suffit à établir le degré de responsabilité de l'Etat dans la production de la violence et le processus de ce que je nomme l'invention sécuritaire. Ne se sont passées que peu d'années depuis 2002 sans que ce schéma ne se répète à l'initiative de Sarkozy ministre ou président.

Après la grande loi de 2006 sur l'immigration et l'intégration qui restreint considérablement les droits des étrangers, facilite et intensifie les expulsions de sans-papiers et les reconduites à la frontière, après la loi sur la prévention de la délinquance de mars 2007 qui institue la détection du trouble du comportement chez les plus jeunes enfants et autorise une sortie sur les liens entre délinquance et génétique, une seconde étape est franchie en 2007 avec l'élection à la présidentielle et la création du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale. L'invention est unique dans une République : l'association de l'immigration et de l'identité nationale dans un ministère constitue une institutionnalisation d'un lien dont il faut rappeler qu'il appartient au Front National depuis le début des années 80. Les fondamentaux idéologiques du sarkozisme en matière de sécurité n'appartiennent-ils pas en propre à l'extrême droite ? La question mérite d'être posée. Elle permettrait de réviser un peu notre grille de lecture des cloisonnements idéologiques. La question du glissement d'une frange majoritaire de l'UMP à l'extrême droite ne se pose pas. Elle existe de fait. En tout état de cause, nous posons que c'est l'existence de ce ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale et le lien qu'il institue qui conduisent logiquement aux propositions du discours de Grenoble.

Quelle serait alors la nature du tournant de cet été 2010, sa spécificité? Je pense profondément qu'il est simplement le suivant : l'habillage républicain de l'Etat-Sarkozy est en train de tomber. Le roi a choisi de marcher nu. Car il a choisi d'exposer dans son discours de Grenoble ce qu'il savait majoritairement acceptable par l'opinion publique en fonction de sondages antérieurs. Il sait aussi en son for intérieur tout ce qu'il a accompli comme travail sur l'opinion depuis 2002, une opinion aujourd'hui suffisamment imbibée par la xénophobie d'Etat pour qu'elle accepte le principe de la déchéance de la nationalité. La relance de l'expulsion des Roms ne serait dès lors que la pilule destinée à mieux faire passer la première. Hortefeux prépare ses amendements et décrets. Le seul obstacle est la Constitution et son Conseil. Mais combien de fois Sarkozy a-t-il poussé le Conseil Constitutionnel dans ses retranchements ?

On doit enfin s'interroger sur les causes de la forte perméabilité de l'opinion au sarkozisme. Elles sont bien sûr très nombreuses et très complexes. Je n'en relèverai qu'une seule. Il me semble que le tour de force de Sarkozy est d'avoir rendu efficiente une triple imposture qui travaille en profondeur l'opinion publique et qui exige aujourd'hui, en retour, un long et patient travail de déconstruction. La première imposture est de faire croire que la France est malade d'une insécurité chronique sans causes, sinon celles de l'immigration et des minorités d'origine étrangère. La seconde est de faire croire que l'insécurité régresse - la manipulation des chiffres est permanente - en passant son temps à souffler sur ses braises et en justifiant in fine qu'une guerre s'impose. La dernière est de faire croire que lutter contre certaines minorités, les Roms en ce moment, est une mesure efficace contre l'insécurité. L'imposture se transforme en faute historique et éthique, s'il existe encore une once d'éthicité de la politique. Coup de génie d'un politicien habile, diront certains. Ce n'est certainement pas la politique d'un homme d'Etat.
3. « Liberté, Egalité, Tsigane »
En s'en prenant à la minorité des Roms, à tous ces « Bohémiens en voyage » célébrés par les écrivains, des poètes romantiques à Guillaume Apollinaire en passant par Baudelaire, le pouvoir touche les boucs émissaires des boucs émissaires, les oubliés de la déportation, non seulement les centaines de milliers de tsiganes exterminés par les nazis, mais aussi ces milliers d'autres que Vichy a parqués dans des camps innommables et que la France a laissés enfermés encore un an après la libération. En stigmatisant tous ceux auxquels Toni Gatlif a rendu, cette année même, le si bel hommage de son film Liberté (Entretien avec Toni Gatlif « Liberté, Egalité, Tsigane » [vii]), ce pouvoir cynique, sans mémoire, sans culture, rempli de tant de bêtise et de haine, prive un peuple symbole de liberté de ce qui fonde son identité : le choix d'une vie nomade, la liberté de déplacement que garantit encore pour un temps l'Union Européenne. Qu'il le fasse au moment même où des artistes et des historiens commencent à travailler à la reconnaissance de la responsabilité de la France dans l'enfermement et la mort de milliers de Roms, ne peut que remplir de honte tout citoyen qui a encore un peu de culture et d'humanité.

Car notre Etat s'en prend sciemment aux plus fragiles, aux plus vulnérables. Il sait ce qu'il fait en stigmatisant la minorité des Roms : les préjugés restent malheureusement très forts dans l'opinion publique à l'encontre des Roms et des gens du voyage, quelle que soit leur nationalité. Il sait donc très bien ce qu'il fait en associant volontairement « Roms » et « gens du voyage ». Nicolas Sarkozy sait également ce qu'il fait en reproduisant et en complétant la chaîne associative de 2005 entre insécurité, délinquance, immigration, Roms et gens du voyage. Il ne sait peut-être pas ce qu'il produit culturellement, éthiquement, donc politiquement au sens noble du terme : une faute inadmissible et une monstruosité. Une faute de mémoire, une faute historique dont le gouvernement actuel, son Premier ministre bien longtemps silencieux et aujourd'hui consentant, et le président lui-même portent et porteront durablement la responsabilité.

Cette faute est d'autant plus inadmissible que l'anti-tsiganisme ne cesse de croître dans des proportions alarmantes au niveau de toute l'Europe, en particulier en République tchèque (voir les pages 40 à 45 du rapport2009 [viii] de la Commission Européenne contre le Racisme et l'Intolérance), en Hongrie et en Italie où la traque des Roms bat son plein depuis deux ans et ne fait qu'attiser la xénophobie en renforçant l'extrême-droite (il est urgent de lire à ce sujet les cinq parties de l'enquête « L'Europe au miroir des Roms » [ix] parue dans le volume Cette France-là et reprise sur l'excellent site du collectif Les mots sont importants). Sarkozy voudrait-il une fois de plus marcher sur les traces de Berlusconi qu'il ne s'y prendrait pas autrement. L'extrême droite italienne vient d'ailleurs d'applaudir le président français.

En définitive peu importe au tandem Sarkozy-Hortefeux les cris d'alarme de la Commission Européenne. Peu leur importe que par leur politique l'image de la France à l'étranger soit ternie au point de perdre pour longtemps son symbole de patrie des droits de l'homme. Peu leur importe que l'ONU, le Président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, les plus grands éditorialistes de la presse internationale et maintenant l'Eglise dénoncent la dérive xénophobe de la France. A défaut de fraternité, d'humanité et d'intelligence, ils ont la vérité pour eux, les « couches populaires » avec eux, comme le clame Brice Hortefeux dans son entretien au Monde : « J'assume cette vérité », « j'affirme une chose simple et vraie », dit à plusieurs reprises l'ami de trente ans du président. Cette « vérité simple » fait froid dans le dos : l'histoire nous apprend que les vérités simples font souvent le lit des totalitarismes.
4. Décomplexion et violence pure
Le petit monde de la sarkozie a imposé son langage. Il fait désormais notre époque, avec son lot de suiveurs, y compris parmi les intellectuels et les petits hommes de médias dont la puissance n'a d'égale que leur soumission crasse au pouvoir politique et aux intérêts financiers dont on sait à quel point ils sont aujourd'hui liés. Les mimes sont partout. Le trait dominant de ce langage semble être la décomplexion. Mais sa singularité réside surtout dans la violence performative de son discours qui est une violence pure.

La droite sarkoziste se proclame « décomplexée ». La polysémie du terme est riche d'enseignements. De quelle timidité ou de quelle complexe d'infériorité la droite souffrait-elle avant de se libérer ? De quelle instance surmoïque a-t-elle triomphé ? Quel tabou a-t-elle surmonté ? La réponse est presque contenue dans les questions : le Front National. Le sarkozisme décomplexé aspire depuis ses débuts à prendre le chemin suivant : les thèses et la politique de l'extrême droite sont solubles dans la République. Cette décomplexion a commencé par les formes les plus prosaïques mais aussi les plus perverses, le développement exponentiel et la popularisation de la vulgarité en politique : une libération du langage qui cultive l'insulte, le renversement des positions (« les socialistes milliardaires » ou les médias « fascistes »), le mime des préjugés populaires les plus dangereux, le dénigrement de l'intelligence et de la culture, l'annexion et le travestissement des figures historiques (Jaurès et maintenant Clemenceau), la détestation et la stigmatisation des intellectuels, etc. Les exemples sont trop nombreux et trop connus pour qu'on prenne la peine de les citer tous, même si leur étude précise est à faire et leur dénonciation à produire systématiquement.

Cette décomplexion, en elle-même inadmissible en ce qu'elle extrait définitivement l'éthique de toute pratique politique, devient condamnable quand elle conduit àune banalisation de la xénophobie. Le mime, la reprise et la « sanctuarisation » politicienne des préjugés populaires n'a jamais atteint un tel degré d'efficacité sociale. Le fonctionnement est celui d'un appel à la gratification narcissique des racistes ordinaires qui découvrent de plus en plus dans leurs gouvernants un miroir de leurs affects, de leur vécu, de leur appréhension du réel. Les « choses simples et vraies » de Brice Hortefeux. Comme si les Français ne pouvaient plus avoir accès aux choses complexes.

Alors que l'on croyait que la tâche d'un démocrate et plus encore d'un homme d'Etat était de lutter contre les préjugés les plus dangereux de l'opinion, Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux à sa suite, de nombreux autres à leur suite, ont fait dès longtemps le choix de les alimenter et de les aviver, au risque de déliter le fragile ciment social et le pacte républicain dont leurs fonctions les rendaient garants. Et n'est-ce pas une forme de violence exercée à l'encontre du peuple que d'alimenter ses préjugés ? Le recours et le retour aux valeurs et aux symboles simples de la patrie (drapeau, Marseillaise) donne la touche sérieuse et grave qui manquait à cet empire de la vulgarité. Mais on inspire difficilement le respect des symboles et des valeurs républicaines dans un contexte de rabaissement permanent de la culture, de conflits d'intérêts et de scandales financiers. Là aussi le sarkozisme est un lamentable échec, une schizophrénie politique, une invention monstrueuse.

L'Etat français nous fait baigner dans une violence politique si ordinaire que la majorité finit par ne plus la voir. Elle est pourtant profonde, proche de ce que Walter Benjamin nommait « la violence pure » dans son essai « Pour une critique de la violence », un texte difficile qu'il faudrait relire attentivement. Le champ d'exercice de cette violence pure est d'abord le langage, la parole. Le national-populisme à la manière Sarkozy a sa langue propre. Son règne est le performatif : faire que la chose advienne en la nommant. Je ne prends qu'un exemple récent, celui de Lies Hebbadj, le commerçant nantais que Hortefeux veut déchoir de sa nationalité. Préparant le terrain à son projet de décret en faisant explicitement d'un cas individuel un problème de société, le ministre de l'Intérieur a transformé le plus naturellement du monde un « mis en examen » en « présumé coupable », et ce avant même que la justice ne se soit prononcée. Il ne fait là que suivre un « droit » que s'était déjà arrogé son prédécesseur, le ministre de l'Intérieur de 2003 qui annonçait le soir même de l'arrestation d'Yvan Colonna que la police venait d'arrêter « l'assassin du préfet Erignac ». On connaît les récidives qui suivront en matière d'atteinte à la présomption d'innocence. La condamnation antérieure à l'exercice de toute justice humaine relève bien d'une violence pure dont l'équivalent est celui de la violence divine.

Faute politique, mensonge, manipulation sont choses graves. Mais le plus affolant est la performativité sociale de cette parole : elle fait exister la culpabilité en la nommant. La logique est semblable à celle de l'insulte et de la stigmatisation des minorités. Elle est encore semblable à la modalité d'une déchéance de nationalité : un juge dit : « Vous n'êtes plus français », et vous n'êtes plus français. La violence à l'état pur. C'est peut-être là l'essence de ce nouveau pouvoir, plus dangereuse parce que plus insidieuse que les thèses traditionnelles de l'extrême droite. Car, lorsqu'un pouvoir commence à s'établir sur un tel fantasme de toute-puissance, lorsque nous observons l'efficacité redoutable de cette nomination à travers les relais d'opinion, nous ne pouvons exclure que ce pouvoir tente de mettre le droit en conformité avec sa praxis et avec l'idéologie qu'il diffuse. Il est même condamné à faire exister ce qu'il énonce, sauf à discréditer entièrement sa parole et sa politique. C'est ce qu'affirme fortement Hortefeux dans son entretien au Monde : « Il y aura donc autant de textes, de lois, de règlements que la réponse au défi de la protection des Français l'exige. Je n'ai aucun complexe là-dessus ». Encore la décomplexion. On voit ici le cercle vicieux et la perversité de la parole performative : l'invention sécuritaire met non seulement l'Etat en demeure de répondre à sa parole, mais il le place aussi devant un immaîtrisable, condamné qu'il est à se nourrir de ce qu'il produit et à alimenter toujours un peu plus le monstre qu'il a créé.
5. Non la peur, mais une éthique de la résistance
Deleuze disait que le XXIe siècle verrait l'apparition d'une société de contrôle et non plus d'enfermement. Il se trompait : l'Etat-Sarkozy a réussi à nous imposer en huit ans de responsabilités politiques et un peu plus de deux années de présidence le contrôle et l'enfermement. Il n'y a jamais eu autant de monde dans les prisons, autant de jeunes dans les prisons, autant de suicides dans les prisons. Autant de suicides dans les entreprises. Même les prisonniers ont peur. Les policiers, les CRS, les pompiers ont peur. Les préfets ont peur. On finit par se demander si l'Etat n'a pas peur de la peur qu'il invente.

La peur est cause et conséquence de l'insécurité. Elle est au coeur même des réformes que le gouvernement nous impose à un rythme effréné : la peur de n'être pas un bon chercheur et de devoir enseigner plus, la peur de ne pas être « performant », la peur de l'évaluation, de la concurrence, de l'excellence, la peur du collègue, du petit chef ou du grand chef, la peur de perdre son emploi, la peur de la précarité dont le développement est exponentiel dans ce qui reste de la fonction publique et dans toute notre société. Il existe aujourd'hui au moins trois types de peurs que le pouvoir a avivés et élevés à un degré insupportable : la peur sociale (la peur ordinaire, quotidienne, celle qui tient à l'insécurité professionnelle, à la sécurité des personnes), la peur politique (celles des militants associatifs ou syndicaux, des citoyens engagés dans les luttes, de plus en plus souvent intimidés, poursuivis ou réprimés par les pouvoirs publics), enfin la peur des victimes des politiques d'exclusion, la peur quotidienne du contrôle policier pour les milliers de sans-papiers, la peur panique de l'enfant arraché à sa mère, la peur du Rom privé de sa liberté et renvoyé dans un pays où il sera persécuté. Une peur autrement plus grande que les deux premières parce qu'elle engage des vies et des destins individuels.

Même la justice, sous la pression du ministre de l'Intérieur et des préfets, est devenue un moyen de distiller une peur protéiforme. La mise au placard de certains juges [xi]- sans parler de la valse des préfets - et la politique d'abattage à laquelle sont soumis les magistrats montrent l'inféodation pernicieuse de la justice à la doctrine sécuritaire du ministère de l'Intérieur et de l'Elysée : nous vivons désormais dans un pays où le principe constitutionnel de l'indépendance des magistrats est régulièrement foulé aux pieds et où les hauts fonctionnaires un peu libres de leurs idées sont mis au pas, ou tout bonnement mis à pied. L'autoritarisme et la logique de la sanction servent une politique de la peur qui n'a jamais eu d'équivalent depuis un demi-siècle ou davantage.

Face à ce gouvernement par la peur, et avant qu'elle ne se transforme en terreur, avant que cette peur ne produise d'autres formes de peur et de violence qui nous font craindre le pire, tous les citoyens responsables doivent se lever pour dire « Non! » à cet Etat de non-droit, pour rompre le cercle de la peur en assumant le risque de l'engagement, en ignorant les possibles sanctions et en se battant à tous les niveaux de la vie sociale pour se réapproprier le discours et la pratique critique, continuer à inventer des espaces de liberté et renforcer tous ces liens que les appels et les collectifs tissent comme une toile infinie et incontrôlable contre laquelle l'Etat de peur ne peut rien.

Il faut en appeler aussi au courage politique et à la responsabilité historique et éthique des intellectuels et des journalistes. Il faut en appeler encore à nos responsables syndicaux pour qu'ils prennent la mesure du piège et des conséquences qu'un syndicalisme de cogestion fait encourir à tous les secteurs professionnels. La fin du quinquennat de Sarkozy sera sous le signe d'un syndicalisme véritablement offensif ou les syndicats prendront le risque de perdre de nouvelles batailles. Il faut en appeler enfin à une véritable pratique critique que les Sciences Humaines et Sociales se doivent de continuer à développer, aujourd'hui plus que jamais. Le programme de mise au pas et d'affaiblissement structurel des SHS ne doit pas passer. Car nous avons plus que jamais besoin de sciences sociales fortes, d'historiens vigilants et engagés, de chercheurs continuant à développer des pratiques et des théories critiques du social et du politique, d'artistes libres de leurs créations et de leurs engagements, d'artistes soutenus par l'Etat. L'université et l'ensemble des organismes de recherche qui sont devenus le terrain d'exercice et d'élaboration de l'idéologie sarkoziste se doivent de résister, par tous les moyens légaux et démocratiques qui restent à leur disposition, à la plus grande entreprise de destruction des libertés académiques et de la collégialité des universitaires jamais mise en oeuvre depuis la création de l'université. Une éthique de la résistance s'impose en tous lieux où il y a de la vie sociale. Elle exige une mobilisation de toutes les forces de l'intelligence, du langage et de la création pour retrouver le sens de l'utopie et inventer des idées nouvelles contre les « vérités simples », toutes faites, jetées à l'opinion publique par des politiciens irresponsables pour seulement recueillir l'assentiment des esprit les plus démunis face à l'inadmissible.

Quand des hommes politiques ont totalement abdiqué devant la complexité du réel pour imposer l'ineptie comme vérité et la haine de l'Autre comme programme politique, ils ne méritent plus, en démocratie, le respect dû à leur fonction. Et quand ils ne cessent de déformer et d'instrumentaliser l'histoire dans un grand révisionnisme de la pensée, ils doivent s'attendre à des dénonciations vigoureuses, à la hauteur de leurs impostures. Il est grand temps, vraiment, de ne plus rien laisser passer à ce gouvernement.

Aussi la journée de rassemblements citoyens du 4 septembre sera-t-elle décisive. Celle du 7 septembre contre la réforme des retraites ne le sera pas moins. Les deux sont étroitement liées car nous savons bien que la violence et la xénophobie d'Etat font système avec la violence économique et sociale d'un gouvernement qui, en un peu plus de deux années, aura appauvri les plus pauvres, enrichi les plus riches, persécuté les plus fragiles et détruit la moitié des services publics pour les brader aux intérêts du privé. Les pétitions et les tribunes sont des armes essentielles pour alerter l'opinion publique, mais elles ne suffiront pas. On n'arrêtera pas cette folle machine sécuritaire et xénophobe sans un véritable sursaut citoyen, sans une prise de conscience individuelle et collective, sans un engagement de tous, c'est-à-dire un engagement de chacun.

L'enjeu n'est plus seulement nos libertés démocratiques fondamentales, mais ce qui les conditionne : notre liberté de penser, notre liberté d'expression, aujourd'hui remises en cause. Le temps n'est pas loin où une réflexion libre sur la violence pure sera condamnée pour « délit d'opinion » et censurée par un Etat dont la politique fait le lit de la barbarie. Mais le temps n'est pas loin non plus où les citoyens démocrates qui n'auront pas cédé à la peur, à l'indifférence ou au fatalisme, prendront leurs responsabilités, exerceront leur devoir avec courage et détermination et entreront en résistance pour mettre un terme à la politique du pire.

Pascal Maillard

Strasbourg, août 2010

* Professeur agrégé à l'université de Strasbourg, Pascal Maillard est membre du groupe de recherche POLART (Poétique et Politique de l'Art). Initiateur de l'Appel de Strasbourg, l'un des textes ayant lancé le mouvement universitaire de 2009 et dont Mediapart s'est fait le relais, il a suivi en observateur critique les événements politiques de « ce sombre été 2010 ».

perdre-la-raison.blogspot.com

[ii] mediapart.fr

[iii] liberation.fr

mediapart.fr

monde-diplomatique.fr

[vi] lmsi.net

[vii] tony-gatlif.mondomix.com

[viii] /CZE-CbC-IV-2009-030-FRE.pdf

[ix] lmsi.net

mediapart.fr

[xi] rue89.com

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Vous lire m'a fait un bien énorme.

Merci
26/08/2010 11:53Par mediapart.fr YosemiteCadre en entrepriseLAMORLAYE (60260)Inscrit(e) depuis Sep. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/yosemite">YosemiteYosemite

Merci Pascal Maillard pour cet article.

Je viens d'en faire une copie de quelques extraits pour mes étudiants et mes collègues de l'université.

En avant.

La peur a peur quand on la regarde.

Serge Pey
26/08/2010 12:11Par mediapart.fr serge peyInscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/serge%20pey">serge peyserge pey

Merci pour cet important travail.

Dans ce monde hyper médiatisé où une information pousse l'autre nous avons besoin de gens comme vous pour nous rafraichir la mémoire et remettre les actions des uns et des autres en perspective.

Grand merci
26/08/2010 12:22Par mediapart.fr orianRetraitéParis (75011)Inscrit(e) depuis Apr. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/orian">orianorian

Un texte à lire, à relire et à faire partager.
26/08/2010 12:24Par sherkanDoctorantePrès de ToulouseInscrit(e) depuis Jan. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/sherkan">sherkansherkan

Merci pour cet article qui met des mots sur nos certitudes.

A nous de le diffuser largement.

Sylviane Giavina
26/08/2010 12:25Par mediapart.fr sylviane giavinaInscrit(e) depuis May. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/sylviane%20giavina">sylviane giavinasylviane giavina

Bonjour.

EN 2007 après l'election de Sarko, j'ai parié avec mes collègues de travail qu'en 2012,une caisse de crémant d'Alsace, que nous n'aurions plus le droit de vote.

Petit à petit je me rapproche du gain ;-(
26/08/2010 12:40Par mediapart.fr speedooCadre en entrepriseEnnezat (63720)Inscrit(e) depuis Nov. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/speedoo">speedoospeedoo

La pratique des sondages montre que le poltique s'en sert pour faire croire à l'opinion qu'il suit la volonté de la majorité. Il donne ainsi l'illusion démocratique de faire valider ses décisions.

Il me semble que l'usage des sondages sert de plus en plus à jusitifier des comportements que le bon sens élémentaire rejetterait sinon. Comme l'opinion est ainsi entretenue dans l'idée que le pouvoir suit et répond à une attente majoritaire il désareme les critiques, isolant les plus exigeants, les marginalisant.

Une validation scientifique des sondages s'impose. Un panel de 1000 personnes est le seuil minimal (donc le plus sujet à caution) et la rédaction des questions peut, selon sa formulation, produire des distorsions importantes.

L'usage surabondant du sondage tend à se substituer aux élections, à appauvrir le débat et l'actualité politique. Une telle pratique lamine la démocratie. Elle habitue progressivement et convaint l'opinion de la justesse de comportements anormaux en permettant de les banaliser au nom d'une mesure d'opinion plus ou moins favorable (mais un avis plutôt favorable ne garantit qu'un électeur l'approuverait).

Soit on multiplie les élections, soit on exige des enquêtes d'opinion sérieuses.
26/08/2010 13:11Par POJauxiliaire de justesseEuropeInscrit(e) depuis Jun. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/patrick-ohl-juchs">POJPOJ

Je viens de regarder le journal de J.P Pernault sur TF1

Consternant, aberrant, ignoble : un document sur les Roms.

Tout y est : un maire qui enquête sur un camp illégal dans la commune d'à côté...

Un commercant qui se plaint de l'image des Roms quand il reçoit ds clients...

Et Pernault qui assène que la délinquence des Roms a augmentée de 140 %

Le sondage qui dit que 52 % des français approuvent l'expulsion des Roms

La propagande UMP tourne à plein régime !

Quand va t-on expulser la racaille financière, les auteurs de fraudes fiscales, de magouilles, de corrupteurs et corrompus de la République ?

Des dirigeants aux mains sales qui expulsent des gens sales !

Voilà l'image de ce pays à la dérive...
26/08/2010 13:27Par mediapart.fr mikekombrettNERIS LES BAINS (03310)Inscrit(e) depuis Dec. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/mikekombrett">mikekombrettmikekombrett

Je crois que ce qui est le plus terrifiant, ce n'est pas, dans une certaine mesure, ce qui est fait ou n'est pas fait. Non, le pire, c'est qu'il va devenir interdit de penser, de s'interroger, de questionner, de réfléchir, de.. contredire. D'un côté c'est la déconstruction de toutes les solidarités, l'encouragement à la haine de l'autre, et en même temps c'est le totalitarisme de la pensée.
Je crois que ce qui se prépare, si ce que nous vivons dure, nous conduit vers un avenir très sombre.
26/08/2010 13:54Par ContredireInscrit(e) depuis Mar. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Contredire">ContredireContredire

ils ne nous interdiront pas de penser, ils nous en supprimeront simplement la perspective de possibilité, l'envie! Aujourd'hui il n'est pas encore tout à fait interdit de penser mais qui a le temps puisqu'on doit travailler autant pour consommer toujours plus? Qui a l'envie puisque la télé le fait pour nous? Comment est-ce qu'on peut prendre le temps de penser quand on vit dans une Villeneuve? Et puis mine de rien ouvrir notre cerveau c'est laisser tout ce qui se passe d'horrible dans le monde entrer dans notre champ de conscience et ça, ça fait mal. L'Etat part à la dérive oui, toutes ses dernières actions sont risibles tant elles sont bêtes, mais ils vont si vite! Il faudrait enrayer tout ça... je ne sais pas comment faire.

Il est juste impossible de poser des frontières à un peuple nomade ce ne sera que momentanné. Ce qu'il faut espérer c'est qu'on ne nous prépare pas une nouvelle guerre de religions...
26/08/2010 15:25Par ConjardGrenobleInscrit(e) depuis Apr. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/conjard">ConjardConjard

Adhérant totalement à votre analyse et à ses conclusions, je pense nécessaire de nous mobiliser SUR DES MOTS D'ORDRE CLAIRS contre la politique ignoble de Sarkozy. Les 4 et 7 septembre, si les responsables acceptent d'en dégager les mots d'ordre clairs (défense des droits sociaux et démocratiques pour tous ceux qui vivent en France, retrait du plan contre les retraites) seront des points d'appui importants pour cette résistance. Merci pour ce bel article à diffuser largement.
26/08/2010 15:27Par mediapart.fr OlmicciaRetraitéles Trois Moutiers (86120)Inscrit(e) depuis Jul. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Olmiccia">OlmicciaOlmiccia

Bravo pour ce texte éclairant. Je fais circuler.
26/08/2010 15:42Par mediapart.fr Jean François UeberschlagInscrit(e) depuis Jun. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Jean%20Fran%C3%A7ois%20Ueberschlag">Jean François UeberschlagJean François Ueberschlag

Je sens poindre dans vos propos, cher Contredire, un certain pessimisme, comme un fatalisme devant ce que vous appelez « un avenir très sombre ». Mais le sens d'un appel à une éthique de la résistance est aussi de lutter contre cette croyance que l'avenir serait bouché et que nous serions réduits à l'impuissance. On ne peut en rester au constat ou à l'affect. Je crois dessiner quelques pistes dans la cinquième partie de mon papier. La réappropriation des espaces de liberté, l'invention et la création de nouveaux liens ouvre la voie à des engagements individuels ou collectifs très concrets, à la portée de chacun, selon sa volonté, ses moyens, son courage : s'impliquer dans des associations, en créer de nouvelles, militer dans un syndicat, convaincre son boulanger d'aller au rassemblement citoyen du 4, parler à son voisin, écrire une lettre à son préfet, créer une édition participative sur Mediapart...

Mais je ne voudrais pas tomber dans ce lieu commun du dualisme ou de l'opposition entre l'action concrète et le travail de la pensée. Lire, écrire est aussi un agir social. Et nous avons tous mesuré sur Mediapart la force de contrainte qu'exerce un authentique journalisme d'investigation dans l'affaire Woerth-Bettencourt. Il n'y a que des différences de niveau ou d'échelle entre les diverses pratiques critiques. Pas de valeur. Lever quelques préjugés anti-Roms chez son voisin de palier a sa valeur propre. Ce n'est pas moins qu'écrire un papier sur la violence pure. C'est autrement. Ce n'est pas moins qu'écrire la phrase de Serge Pey qui a sa force et son agir propre : « La peur a peur quand on la regarde ». Il suffit d'être un sujet. C'est-à-dire un sujet pour d'autres sujets. Ce qui est l'une des définitions possibles de l'éthique.
26/08/2010 16:35Par mediapart.fr Pascal MaillardEnseignantTruchtersheim (67370)Inscrit(e) depuis Feb. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Pascal%20Maillard">Pascal MaillardPascal Maillard

Tout à fait d'accord.

Cependant, étant donné que la peur et la raison cohabitent au sein de l'individu même, il serait bienvenu de proposer une réponse concrète au raison objectives de l'insécurité. Opposer les grand principes et les valeurs d'éthiques aux problèmes concrets laisse le champ libre à ceux qui manipulent cette peur. C'est bien ce qui me gêne dans le concert de protestation actuel, qui laissent ceux qui vivent cette peur avec le ressenti :

« non seulement on n'apporte pas de réponses à mon problème mais, pire, on ne veut pas entendre ma souffrance ».

Un déni de la souffrance de l'autre est une faute en relations humaines, qui est génératrice de fracture sociale, en politique.
26/08/2010 16:57Par mediapart.fr Chris43RetraitéAntwerpen (2018)Inscrit(e) depuis Dec. 2007" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Chris43">Chris43Chris43

Bien sûr moi aussi je le fais circuler, comme le texte de Pierre Cornu il y a quelques jours, ce sont des ouvertures très importantes dont il faut se saisir dans un ciel en effet de plus en plus sombre, et dont nous reconnaissons bien les traits. Je suis d'accord avec vous sur l'ensemble de votre analyse, sur le fait qu'il s'agit d'une idéologie de longue date, construite, absolument pas fortuite ni occasionnelle, il n'y a pas de « virage », de « dérive », mais l'accentuation d'une violence pure qui s'affirme sur tous les tons et dans toutes les directions. Une idéologie d'extrême-droite qui a en effet jeté tous ses faux-semblants par-dessus bord pour apparaître dans toute son horreur quotidienne.

C'est la course contre la montre, car combien de temps encore pourrons-nous nous exprimer comme c'est le cas ici, réfléchir, agir, décider avec sa conscience, sachant qu'à terme c'est toute la population qui sera muselée, comme certains peuvent déjà l'éprouver, alors qu'il est impératif de réagir, de résister ? La publication sur Mediapart de textes comme celui-ci montre bien que nous sommes déjà entrés dans une phase de résistance et que nous en cherchons les moyens collectifs ; les prochains jours, les prochaines semaines seront déterminants, et bien que les formations politiques se disposent en vue de l'élection présidentielle, il est très clair que d'ici là, chaque jour représente une échéance, un enjeu.

Et vous avez raison de souligner que certains ministres resteront définitivement marqués par le fait de ne pas avoir donné leur démission immédiatement, ce que rien ne peut justifier (mais ne sont-ils pas déjà trop loin de nous dans leur ralliement à cette politique du coup de poing permanent ?)
26/08/2010 17:17Par mediapart.fr margueriteinformaticienneparis (75009)Inscrit(e) depuis Dec. 2007" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/marguerite">margueritemarguerite

Je diffuse votre texte autour de moi.
26/08/2010 17:19Par mediapart.fr regis2334INFORMATICIENVERRIERES LE BUISSON (91370)Inscrit(e) depuis Dec. 2007" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/regis2334">regis2334regis2334

Merci Pascal Maillard pour ce texte fort et limpide, nous le ferons circuler, nous nous en nourrirons pour aporter des arguments imparables à nos contradicteurs...

Je retiens tout particulièrement : « La peur a peur quand on la regarde »!

Très cordialement
26/08/2010 17:20Par mediapart.fr Georges H MORELAutreSalles Courbaties (12260)Inscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Georges%20H%20MOREL">Georges H MORELGeorges H MOREL

Texte magnifique,texte essentiel, dans lequel l'opposition-mais y en-t-il une tant son silence est grand sur ces questions primordiales-devrait puiser sa « substantifique moêlle ».

Adiffuser absolument.

Merci.
26/08/2010 17:29Par mediapart.fr pierre morineauInscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/pierre%20morineau">pierre morineaupierre morineau

magnifique texte, mettant en mots clairs ce que j'avais confusément au fond de moi même

merçi

Mais comment allons nous faire entendre cela ?
26/08/2010 17:46Par mediapart.fr mastermindmulhouse (68200)Inscrit(e) depuis Mar. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/mastermind">mastermindmastermind

Ce texte est d'une limpité absolue.

Résistons, dépassons nos peurs, il y a encore un à venir pour nos enfants.

Ne les laissons pas tout détruire.
26/08/2010 17:53Par mediapart.fr Hervé JACQUESInscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Herv%C3%A9%20JACQUES">Hervé JACQUESHervé JACQUES

Très beau texte.

Appel à la résistance, sursaut citoyen, evidemment.

Mais l'illusion ne serait elle pas de croire que les inconscients du « sarkozysme » et de l'extrême droite seraient incompatibles avec « les valeurs de la république » ? Hélas.

Les « valeurs » de cette république n'ont elles pas toujours été contradictoires et toujours l'objet de combats politiques pour les orienter dans telle ou telle autre direction ?

N'était ce pas aussi toute l'ambiguité déjà d'un De Gaulle, entre « président républicain » et roi soleil ? N'est ce pas toute l'ambiguité de la V eme république elle même et de sa constitution d'exception ?

L'historien Henry Rousso rappellait ici même :

« À trop vouloir se référer
à Vichy comme métaphore du mal français absolu -c'est
la variante hexagonale de la reductio ad Hitlerum pointée par
Leo Strauss dès 1950-, on se prive de voir à quel point les mesures
visées s'inscrivent dans une tradition républicaine, à quel point
les dérives actuelles dans les actes et les discours sont parfaitement
compatibles avec un système républicain
et n'ont nul besoin d'une
dictature charismatique pour s'imposer »

C'est pourquoi il faut re-commencer à oser en finir avec cette V ème république présidentialiste, tenter d' en refonder une autre, citoyenne, internationaliste, dans une éthique de résistance contre les politiques de boucs émissaires, toujours revenantes.
26/08/2010 18:00Par 2iemDBInscrit(e) depuis Jan. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/2iemDB">2iemDB2iemDB

Permettez-moi d'insister.

On ne dépasse pas ses peurs, pour la simple raison que la rationnalisation n'a aucun effet sur un sentiment (sauf de le refouler, ce qui est pire).

Il faut s'adresser à la cause de cette peur.
26/08/2010 18:00Par mediapart.fr Chris43RetraitéAntwerpen (2018)Inscrit(e) depuis Dec. 2007" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Chris43">Chris43Chris43

Voir la liste des manifestations du 4 septembre, mise à jour le 26/08/2010 à 17h.
27/08/2010 09:34Par mediapart.fr Fini de rireParis (75014)Inscrit(e) depuis Mar. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Fini%20de%20rire">Fini de rireFini de rire

Merci pour cet article, qui nous montre l'urgence d'un sursaut citoyen, républicain pour refus de la schizophrénie collective à laquelle la sarkozie voudrait nous faire croire. « There is nothing to fear but fear itself.. » remember ?

Commençons par descendre massivement dans les rues les 4 et 7 septembre, pour dire NON, ce n'est pas la France à laquelle nous appartenons ; pour montrer au monde, que NON, la France de Sarkosy, n'est PAS la France, et pour encourager ceux que la gangrène de la peur affecte déjà.
26/08/2010 18:09Par mediapart.fr Myriam PauillacCadre en entrepriseBarbentane (13570)Inscrit(e) depuis Aug. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Myriam%20Pauillac">Myriam PauillacMyriam Pauillac

« le plus affolant est
la performativité sociale de cette parole : elle fait exister la
culpabilité en la nommant. La logique est semblable à celle de l'insulte ». 
Rien n'a y redire !

La peur est effectivement incluse dans la nouvelle culture sociale de notre pays. Elle vient, probablement du monde de l'entreprise, initié par la longue stagnation du travail en France. Tout est devenu permis dans le monde du travail pour devenir en fin de compte régulier dans le discours ambiant. La très longue crise de l'emploi, à mon avis, est à l'origine des nouvelles techniques de gestion du personnels et de management qui maintenant distilles leurs normes et leurs idéologies comme pratique de gouvernance jusqu'au sommet de l'Etat. Cette peur à une logique univoque, comme vous l'écrivez très justement. Elle se nourrit d'elle-même. Elle est à présent socialement protéïforme.

Je crois qu'il y a un couple entre la dérégulation du monde du travail et de l'entreprise et l'application de régles de plus en plus contraignantes à la société française. Plus cette régulation devient contraignante pour les français, plus on devient intolérant vis-à-vis, des sans papiers, des immigrès, des enfants d'immigrés, ect.. ; finalement des « roms » qui sont notre plus petit dénominateur commun de nos peurs collectives et du déclassement social...
26/08/2010 20:15Par Abdella KHALDIParis (75013)Inscrit(e) depuis May. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Abdella%20KHALDI">Abdella KHALDIAbdella KHALDI

Il faut en
appeler aussi au courage politique et à la responsabilité historique et éthique
des intellectuels et des journalistes. Il faut en appeler encore à nos
responsables syndicaux pour qu'ils prennent la mesure du piège et des
conséquences qu'un syndicalisme de cogestion fait encourir à tous les secteurs
professionnels. La fin du quinquennat de Sarkozy sera sous le signe d'un syndicalisme
véritablement offensif ou les syndicats prendront le risque de perdre de
nouvelles batailles

En allant chercher des tracts pour la journée du 4 septembre à la bourse du travail de ma ville, j'ai été témoin que cet appel a été reçu avec beaucoup d'approbation et imprimé
26/08/2010 18:10Par mediapart.fr guydufauBrignoles (83170)Inscrit(e) depuis Dec. 2007" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/guydufau">guydufauguydufau

merci de vote texte. Lumineux. Vraiment.

il n'y a pas que les tabous de langages qui sont tombés avec les discours sécuritaires, puis ultra sécuritaires, puis xénophobes, puis franchement ignobles. les tabous (le refoulement) des actes tombent aussi. ça rampe, c'est noir et velu, ç'est innommable, ça pue, mais ça rampe....

nous sommes des chasseurs cueilleurs: nous sommes donc en chasse de cette chose. et nous ne connaîtrons pas de répis.
26/08/2010 18:11Par V PORSinfirmière, et syndicaliste aussi.LIMOGES (87000)Inscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/V%20PORS">V PORSV PORS

[@] Pascal Maillard,

Je vous remercie de ce compte rendu et surtout ce que j'en retiens c'est l'analyse « psychologique » de Sarkozy et ce, depuis 2002 jusqu'à ce jour, trois ans après son accession au Pouvoir. Cet « Homme » est dangereux pour la France.
26/08/2010 18:25Par mediapart.fr Michel P.RetraitéGREZAC (17120)Inscrit(e) depuis Oct. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/michel-p">Michel P.Michel P.

Texte remarquable. Il y a déjà longtemps que certains d'entre-nous pensent que Nicolas Sarkozy est le Docteur Kock de la sécurité !

Je diffuse ce texte sur mon blog perso et sur ma page facebook.
26/08/2010 18:31Par mediapart.fr LESSOURMOLIERES-CAVAILLAC (30120)Inscrit(e) depuis Mar. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/LESSOUR">LESSOURLESSOUR

La Justice est-elle prète à protéger les éventuels révolutionnaires ?

Les représailles en cas de déclanchement d'une révolution ne sont pas négligeables, les juges sont ils prèt a protéger les combatants de la liberté ?

Les juges font parti des puissants et non des misereux, cette différence est remarcable.
26/08/2010 18:43Par mediapart.fr kafur altundagInscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/kafur%20altundag">kafur altundagkafur altundag

Un texte fondateur.
26/08/2010 18:46Par mediapart.fr Hervé JACQUESInscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Herv%C3%A9%20JACQUES">Hervé JACQUESHervé JACQUES

Aujourd'hui, à Loudun, petite ville du nord de la Vienne, un Géorgien a obtenu un permis de séjour temporaire, après 5 années de combat acharné du comité de soutien (quelque 350 personnes quand même). Nous le fêtons. Mais combien de familles Rom expulsées pour un Géorgien temporairement régularisé? Il faut que cela cesse. Tous dans la rue pour le respect des droits démocratiques.
26/08/2010 18:46Par mediapart.fr OlmicciaRetraitéles Trois Moutiers (86120)Inscrit(e) depuis Jul. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Olmiccia">OlmicciaOlmiccia

Resistons avec cette éthique.
26/08/2010 18:53Par mediapart.fr Hervé JACQUESInscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Herv%C3%A9%20JACQUES">Hervé JACQUESHervé JACQUES

Comme il a déjà été dit, ce texte peut être utilement rapproché de celui de Pierre Cornu.
26/08/2010 18:56Par Jean-Claude CharriéSalarié Rodez (12000)Inscrit(e) depuis Jun. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Jean-Claude%20Charri%C3%A9">Jean-Claude CharriéJean-Claude Charrié

bravo pour ce texte. celà fait du bien de vous lire. Notre situation est inquiétante à plus d'un titre. Tous les jours je suis de plus en plus effarée des déclarations que j'entends, sur les Roms, sur la nationalité, sur la liberté de la presse, sur la liberté de penser de s'exprimer, sur cette violence d'etat tellement décomplexée qu'on se demande sur quoi elle va déboucher!! Oui à tout ce que vous dites mais pourquoi nos universitaires sont-ils si silencieux, combien sont-ils à s'élever contre ce qui se passe eux qui apprennent à leurs étudiants à critiquer les textes. ils sont assez lucides pour apprècier la situation et ils ne sont pas en dehors de la société que je sache. ce devrait être comme vous le faites un devoir pour eux.Depuis quand un état se permet-il d'interdire de penser et de faire des comparaisons historiques. il y a quand même de sérieuses similitudes. Jusqu'où ira ce gouvernement? je suis tout à fait d'accord avec vous. il est temps citoyens d'ouvrir les yeux
26/08/2010 19:16Par mediapart.fr domergue-cloarecRetraitéSt André de Sangonis (34725)Inscrit(e) depuis Oct. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/domergue-cloarec">domergue-cloarecdomergue-cloarec

Très beau texte en effet, l'analyse est très fine. Ce qui confirme que nous sommes dirigés par un président sans foi ni loi, et on ne peut qu'entériner le qualificatif de « voyou de la république » mis à la une par MARIANNE.

En ceci, comme je l'ai déjà dit, il y a événement historique car depuis le second empire, jamais un tel personnage n'avait accédé à la fonction suprême. C'est très grave et je n'ose imaginer la perspective d'un second mandat !!!!
26/08/2010 19:17Par mediapart.fr vero60Inscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/vero60">vero60vero60

Cher 2iemDB,

Je souscris à l'essentiel de votre commentaire. L'illusion que vous dénoncez n'est pas la mienne. Je crois avoir écrit ceci dans la quatrième partie : « Le sarkozisme décomplexé aspire depuis ses débuts à prendre le chemin suivant : les thèses et la politique de l'extrême droite sont solubles dans la République. » Je parle aussi de « République finissante ». Ce qui est une manière indirecte d'en appeler à la création d'une nouvelle. Mais vous comprenez bien que ce n'est pas l'objet central de mon propos. Oui à l'extrême pertinence de l'analyse de Henry Rousso qu'il faut lire attentivement. L'indexation de notre situation historique sur le régime de Vichy est une facilité de discours et une pensée faible. Il faut viser la spécificité du moment présent. J'en profite pour dire toute mon admiration pour le texte d'un autre historien paru peu de temps avant le mien sur Mediapart, celui de Pierre Cornu. Nous nous croisons parfois, mais les objets et les prises sont différentes.
26/08/2010 19:19Par mediapart.fr Pascal MaillardEnseignantTruchtersheim (67370)Inscrit(e) depuis Feb. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Pascal%20Maillard">Pascal MaillardPascal Maillard

En ce moment sur France Inter... « le téléphone sonne », avec au fond à droite un discours de chiottes (il a vraiment pas de bol).
26/08/2010 19:43Par Jean-Claude CharriéSalarié Rodez (12000)Inscrit(e) depuis Jun. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Jean-Claude%20Charri%C3%A9">Jean-Claude CharriéJean-Claude Charrié

Merci Monsieur pour cette philippique implacable qui nous dresse du sarkozisme un portrait a la fois juste et suffocant surtout quand il admet qu'il n'est pas mu et dirigé par une idéologie pre-existante plus ou moins liée et à un système de valeurs et à un groupe social interessé mais à un pragmatisme virulent sans odeur ni parrain qui n'est que la somme conjuguée additionnée des conditions de s 'en sortir d'un petit groupe- en gros l'Elysée et ses 45 conseilliers- s'appuyant sur un autre petit groupe (les Grands et les Gros pour faire bref).
Mais si vous appelez à la Résistance des syndicats et des « intellectuels » en gros des capitalistes symboliques cela peut-il suffir?

Devons nous nous contenter d'appels et autres manifestes? De défilés? De proclations solennels?

Il me semble que le petit groupe de copains-coquins qui nous gouverne soit assez hermétique à ce genre de remontrance. Les deux millions de personnes dans la rue par deux fois cette année ne l'on pas fait bouger d 'un seul cheveu. Quen pensez vous?

Une union délibérée et sans calcul de toutes toutes toutes les forcesq d 'opposition? je ne sais rien. Qu'en pensez vous?
26/08/2010 19:53Par kakadoundiayeInscrit(e) depuis Jun. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/kakadoundiaye">kakadoundiayekakadoundiaye

Magnifique. Merci. Pour l'article et pour vos réponses dans le déroulé des commentaires. Je fais partie de ceux qui savaient dès le premier jour que ce chef et ce gouvernement mèneraient à une violence de plus en plus grande. Les êtres ne trompent pas, il suffit de les regarder, de les écouter... (rappelons nous les évènements de la gare du Nord, manipulation sécuritaire entre les deux tours des élections) Oui nous pouvons résister, là où nous sommes, modestement jusqu'à ce qu'une occasion plus visible se présente. Il faut refuser fermement cette politique de la peur. Vous redonnez du courage et le sentiment de n'être pas seul.
26/08/2010 20:09Par mediapart.fr PomoneParis (75015)Inscrit(e) depuis Jan. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Pomone">PomonePomone

Enfin un coup de fraîcheur dans nos idées... Ca sent bon la vie. Merci beaucoup.
26/08/2010 20:18Par Thierry PELTIEREnseignant, père de 6 enfants... amateur d´actualités et d´analyses politiques sérieusesNISMES (5670)Inscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Thierry%20PELTIER">Thierry PELTIERThierry PELTIER

Ethique de résistance

oui, mais comment, quand on pose comme préambule que la raison perdra toujours devant l'affectif et le fantasme, à savoir içi la peur ?
26/08/2010 20:54Par mediapart.fr mastermindmulhouse (68200)Inscrit(e) depuis Mar. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/mastermind">mastermindmastermind

Mais certains (juges) sont plus.... nuancés.

J'ai trouvé récemment ceci : parolesdejuges.fr

C'est intéressant.... me semble-t-il..
26/08/2010 21:35Par ContredireInscrit(e) depuis Mar. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Contredire">ContredireContredire

[@] Poj

concernant les sondages +1

J'ai hate de voir se décomposer la tronche de Sarkozy quand il aura compris que nous n'avons plus peur.

Depuis longtemps c'est un état que je ne connais plus, sauf rare exceptions mais devant la societé je ne connais plus ce sentiment. Vous ne pouvez imaginer la sérénité que l'on y trouve.
26/08/2010 21:53Par GMMfaux monayeurStans (6370)Inscrit(e) depuis May. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/GMM">GMMGMM

Je rejoins Chris43.

Je crois aussi que tant qu'elles resteront disons.... intellectuelles, ou théoriques, les réponses aussi sensées soient-elles n'atteindront pas leur effet.

Il est de mon point de vue surtout indispensable que ceux qui connaissent la réalité témoignent de ce qui se passent dans la « vraie vie », par exemple pour les Roms.

Autrement dit affirmer c'est bien et c'est même indispensable quand les grands principes sont en danger et quand la société évolue dans une direction malsaine. Mais démontrer grâce à une analyse de la réalité et de ce qu'elle pourrait être, autrement, c'est plus efficace.

D'où la nécessité que de nombreux professionnels, chacun dans son domaine de compétence, démontre - et non seulement affirme - quels sont les conséquences concrètes - et non seulement les enjeux théoriques - de la politique conduite.

A suivre donc....
26/08/2010 21:45Par ContredireInscrit(e) depuis Mar. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Contredire">ContredireContredire

J'ajouterais que le titre est malheureux: il ne s'agit pas en effet d'invention sécuritaire.

Qu'elle soit en partie réelle, en partie fantasmée, elle doit être prise en compte avec des réponses plus appropriées que le déni.
26/08/2010 22:03Par mediapart.fr Chris43RetraitéAntwerpen (2018)Inscrit(e) depuis Dec. 2007" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Chris43">Chris43Chris43

Merci à vous Pascal Maillard, bravo et chapeau bas !

..entreront en résistance pour mettre un terme à la politique du pire.

Trés Cordialement.
26/08/2010 22:12Par mediapart.fr Amel BELHADJInscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Amel%20BELHADJ">Amel BELHADJAmel BELHADJ

Votre réflexion nous touche beaucoup.

Nous vivons et nous battons (au niveau associatif - les perdigones) dans l'un des coins de France (autour de Nice) ou Sarkozy et le FN font leur meilleurs scores. Ce qui signifie des comportements, des attitudes, des types de rapports (clientélisme, peur au carré, racisme, rapport à l'argent) bien marqués.

Notre combat s'est développé sur une histoire d'immeubles que le maire de Levens (Antoine Véran) et le sieur Christian Estrosi(président de la communauté urbaine de Nice Côte d'Azur) veulent constuire sur une zone qui a plein de probèmes d'eau, qui est depuis toujours des jardins potagers etc.

Ils ont fonctionné comme vous le dîtes. « Non il n'y a pas de problème d'eau » disaient -ils et donc il n'y en avait pas.

Malgré la peur dont vous parlez, notre association regroupe une cinquantaine de membres, on a réussi a mettre 300 personnes dans la rue en manifestation, on a écrit, alerté tout le monde, fait un blog (lesperdigones.over-blog.com)

Résultat modeste certes, les projets aberrants sont stoppés et ils envoient un hydro géologue pour étudier les lieux. On est sans illusion aucune, mais

sur cettte question, on a au moins réussi à se faire un peu respecter et beaucoup détester. Je crois beaucoup à la vigilance, à la critique au niveau local, tout prêt, là ou on connait bien les choses. Ce peut être dans un quartier comme au travail..

Du coup comme notre blog est assez visité et comme il y a des journalistes (non serviles) à l'assoc on va sur tous les sujets ou ils sont très très mauvais. Et il y en a qui ne résistent pas à l'étude. Par exemple la politique des déchets du 06 (probablement la pire de france) par exemple une enquête sur un comblement illégal d'un vallon etc

Tout ça pour dire qu'il nous semble que vous dîtes l'important quand vous énonçez celà

« tous les citoyens responsables doivent se
lever pour dire « Non! » à cet Etat de non-droit, pour rompre le cercle
de la peur en assumant le risque de l'engagement, en ignorant les possibles
sanctions et en se battant à tous les niveaux de la vie sociale pour se
réapproprier le discours et la pratique critique,
«....

Et oui alors ils sont prenables et les gens en mouvement comme disait Pierre Cornu, tranforment le négatif en positif.
26/08/2010 22:30Par mediapart.fr les PerdigonesInscrit(e) depuis Jun. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/les%20Perdigones">les Perdigonesles Perdigones

Il veut la guerre.Et j'ai bien peur qu'il provoque un nouveau 11 septembre!
26/08/2010 23:03Par mediapart.fr Emmanuel AtlanInscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Emmanuel%20Atlan">Emmanuel AtlanEmmanuel Atlan

Texte à lire, à relire, à faire lire. Il est vrai aussi come écrit Contredire que « tant qu'elles resteront disons.... intellectuelles, ou théoriques, les
réponses aussi sensées soient-elles n'atteindront pas leur effet. »
L'analyse n'exclu pas l'action, mais peut guider et faire venir une prise de conscience capable d'inspirer un véritable engagement citoyen de la part de chacun et de tous, soucieux de défendre les valeurs républicaines contre l'entreprise sarkoziste : en prenant la véitable mesure de ce que représente sa politique, afin de pouvoir se doter des moyens de la combattre - au niveau institutionnel (universités, centres de recherche, écoles, syndicats), au niveau politique (les parties d'opposition et l'opposition à l'intérieure même du gouvernement, comme au niveau personnel...

Je crois que vous avez raison en ceci : le roi a choisi de marcher nu.
26/08/2010 23:56Par jamesinparis"Lui ou moi" : ainsi débute la guerre. Mais elle s´achève par une rencontre embarrassante : "Lui et moi". Mahmoud DarwichParisInscrit(e) depuis Jan. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/jamesinparis">jamesinparisjamesinparis

Bravo pour cet article particulièrement éloquent.

Tout y est démontré de façon implacable.

J'ai toujours pensé que les termes de « virage sécuritaire », « discours sécuritaire » ou encore « politique sécuritaire » n'étaient pas appropriées.

En effet, il ne s'agit en rien de quoi que ce soit de sécuritaire mais bel et bien d'une politique jouant sur les préjugés xénophobes inconscients pour diviser les Français, pour mieux asseoir une forme d'oligarchie.

Avez-vous entendu les propos de M. Fillon de ce jour? Je ne comprendrai jamais comment on peut dire des choses fausses avec autant d'aplomb.

Et la Nadine, qui dit que « Marianne » insulte les valeurs de la République....C'est comme les coupables qui accusent les autres au lieu de reconnaitre leurs fautes. Je prenais cela pour de la mépris, mais je crains que ce soit plus grave encore.
27/08/2010 00:07Par mediapart.fr AXEL B.Inscrit(e) depuis Aug. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/AXEL%20B.">AXEL B.AXEL B.

Par ailleurs, avez-vous remarqué que cette parole associant délinquance et immigration, empreinte de xénophobie, devient de plus présent dans l'espace public et surtout dans les médias?!

François Fillon déclarant que « le respect est dû au Président de la République élu par les Français ». Rien que cette phrase me fait froid dans le dos, car en réalité, j'entends : « Vous devez vous soumettre aux décisions de Président, point final ».
27/08/2010 00:33Par mediapart.fr AXEL B.Inscrit(e) depuis Aug. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/AXEL%20B.">AXEL B.AXEL B.

Un texte de Pascal Maillard à diffuser. Le Sarkozysme comme le Berlusconisme, le Bushisme, le Reaganisme et le Tatchérisme sont bien des idéologies et des pratiques Totalitaires, au même titre que le Fascisme, le Nazisme et le Pétainisme, même si le contexte a changé..
27/08/2010 01:40Par mediapart.fr Laurent DESVIGNESAutreCOURCELLES (58210)Inscrit(e) depuis Mar. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Laurent%20DESVIGNES">Laurent DESVIGNESLaurent DESVIGNES

Merci beaucoup pour ce texte.

Je vais dire à nouveau ce que j'ai déjà écrit sur Mediapart : il y a urgence, car, si le peuple et les syndicats se mobilisent sur les retraites le 7 septembre, en fait, le jour même, commence la session extraordinaire du Parlement, décrétée le 27 juillet, avec 24 projets et propositions de loi, dont certains très importants (voir le décret sur le site de l'Assemblée Nationale). On peut faire l'hypothèse que la loi sur les retraites est mise en avant pour laisser dans l'ombre les autres lois qui vont être examinées rapidement. C'est à la loi Loppsi 2 sur la sécurité intérieure, ou à la loi sur l'immigration, l'intégration et la nationalité que seront vraisemblablement ajoutés dans les jours qui viennent les amendements annoncés cet été. Or, la date limite pour les amendements de séance pour la loi Loppsi 2 est fixée, apparemment, au 2 septembre. Que la date du 7 septembre soit commune à ces deux évènements fait courir le risque que certains parlementaires s'unissent aux syndicats et laissent leur chaise vide pour ces examens de loi très importants.

Or c'est par leur fonction que les parlementaires vont être en première ligne pour agir. Vont-ils entériner les projets gouvernementaux, ou sauront-ils défendre leur droit à un temps d'examen nécessaire à ces lois complexes et controversées, et entendre les contestations qui montent de toute part contre cette évolution contraire aux valeurs fondatrices de notre pays ? C'est une question de responsabilité collective.

Je rajouterai un élément pouvant aller dans le sens des divisions induites entre citoyens : l'article 37 quater de la loi sur la sécurité intérieure est consacré au développement de la réserve civile de la police, et au service volontaire citoyen de la police. Même s'il est bien précisé qu'il ne s'agit pas de confier à ces volontaires des fonctions de maintien de l'ordre, il n'empêche que l'on peut se demander quelle conséquence pourrait avoir le fait pour certains, d'avoir, par exemple, un rôle officiel d' »éducation à la loi » au sein d'une population civile. Surtout s'il advenait un jour un pouvoir fort ou un état d'urgence.
27/08/2010 02:40Par Liliane Baie---Inscrit(e) depuis Aug. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Liliane%20Baie">Liliane BaieLiliane Baie

Et c'est bien là que se situe nôtre impuissance à interférer rapidement dans une action politique rapide et efficace pour renverser ce 'mafieux élyséen' élu grâce à la complicité d'une démocratie en décomposition.Cette belle et édifiante prise de position,beaucoup la partagent,beaucoup s'impliquent localement mais la majorité silençieuse souvent peu formée au débat d'idées,si elle s'indigne parfois,elle est trop occupée à sa survie pour déferler dans la rue,quand bien même,elle le ferait, le 'despote non éclairé' n'en tiendrait pas compte,il terminera ses deux ans dans la dérive fascisante.La bêtise,l'ignorance et la haine de l'autre sont les vecteurs les plus rapides pour coaguler les électeurs frustres et frustrés,cautionnés par le pouvoir,ils libérent une parole qui sera de plus en plus instrumentalisée par la' droite décompléxée' et l'extrême droite qui ramasse la mise.Pour le pendre à la 'lanterne',il nous faudrait un gros collectif d'intellectuels et de politiques qui montent en rangs sérrés jusqu'au palais,comme le pense Mr Maillard,mais apparement les rangs sont clairsemés.Il nous reste la maréchaussée qui pourrait refuser d'éxécuter l'infamie mais par nature,elle est à la botte et depuis la police de Vichy,elle sait anticiper les désirs du prince.Alors RV dans deux ans,si d'ici là,des offiçines et de la rue, pointe une uthopie qui devienne la république de demain.
27/08/2010 02:32Par espoirretraitéepontault combault (77340)Inscrit(e) depuis Mar. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/espoir">espoirespoir

Je crois, Chris43, qu'il n'existe que peu de raisons objectives à l'insécurité, qui est avant tout un sentiment. Il s'agit de rétablir le sentiment de la solidarité, face à l'isolement forcé où le pouvoir nous met. Il nous dresse les uns contre les autres, et profite alors du sentiment d'insécurité qu'il a créé. Je crois que s'investir dans des associations, en particulier, permet de percevoir à quel point sont ténues les « raisons objectives » du sentiment d'insécurité. C'est bien là que la souffrance trouve à se dire, au jour le jour.

Bien à vous,
27/08/2010 04:06Par NajaLa retraite un jour, la poésie toujours.Inscrit(e) depuis Apr. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/naja">NajaNaja

Plus que de longs discours, il faut passer aux actes, comme il est clairement recommandé dans cet excellent (mais néanmoins interminable) pamphlet.

Pour ma part, je l'ai aussi diffusé à mes contacts de messagerie (hotmail, gmail, etc...) ainsi que d'autres articles du même accabit.

Mais on s'attaque au problème de l'indifférence, sur lequel joue notre « Leader Minimo »: tant qu'on est pas concerné, à la limite, on s'en fout.

C'est exactement ce qui est en train de se passer, en douceur.

Qui en France, à part des intellectuels éclairés, quelques journalistes, quelques personnes de bonne volonté et des assos plus ou moins audibles relayent ce type de prise de conscience?

« La vie continue », car nous n'avons pas atteind en France un point de rupture significatif, au delà duquel une vague de protestation populaire se confronterait à l'armée et au CRS, pour signifier son « désaccord ».

D'autant qu'au fond, on a pas besoin de trop pousser le bouchon pour faire ressortir de l'inconscient collectif des français les nauséeux sentiments qui y sommeillent...n'est-ce pas?

Sarko ne fait que le pousser dans le sens du vent intérieur d'une (trop grande) partie de nos compatriotes...

Bien piètre opinion de mes concitoyens?

Tout dans le quotidien le démontre: l'indifférence généralisée alors que l'heure n'a jamais été si grave, en est l'exemple le plus significatif. Et de surcroît, on peut dire que la crise économique ne va pas atténuer la tendance du « chacun sa merde ».

Retrouvons d'abord la FRATERNITE avant de prétendre défendre notre LIBERTE, ou l'EGALITE, car tout en découle.

LIBRES, nous le sommes intrinsèquement. Il ne tient qu'à chacun de le faire valoir, par notre action contre la tyrannie. Notre inaction est perçue comme une caution, un blanc seing, un alibi pour ce mini-dictateur qui nous « gouverne ». Notre inaction est la pire des lâcheté: devons-nous attendre de n'avoir plus rien à perdre pour réagir?

Sans l'altruisme retrouvé au quotidien et un engagement personnel de chacun, nous allons droit vers un « National-Capitalisme » (plus dur encore que le nazisme) où la race et l'argent seront les deux uniques « valeurs » qui prédomineront.

Il n'y aura même pas de camps pour cacher l'ignominie, (on les démentèlent), les « geux » et les « manants » crèveront de faim et de froid juste sous nos yeux (et plus seulement loin de nous, en Afrique), qu'on détournera pudiquement, quand les CRS achèveront les mendiants du droit à la vie qui bougeraient encore, sous l'oeil bienveillant de l'armée et des « honnêtes gens ».

Je ne suis pas pessimiste, des personnes de qualité tentent d'éveiller les consciences.

Mais seront-elles entendues?

Parfois je doute....aussi nettoie-je mon vieux calibre 8 en vue d'une résistance opiniâtre qui ne manquera pas d'émerger, tôt ou tard.
27/08/2010 06:02Par AnaxagoreInscrit(e) depuis Feb. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Anaxagore">AnaxagoreAnaxagore

Bravo Monsieur Maillard pour ce texte très éclairant que je vais diffuser autour de moi, notamment aux bornés et aux formatés, quitte à essuyer leurs foudres à nouveau...

Comme vous, je suis scandalisée par ce que vous appelez aussi très justement « les silences coupables »... je partage le point de vue d'Anaxagore : retrouvons d'abord la FRATERNITE !!
27/08/2010 09:07Par leaderdoudouCharente-MaritimeInscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/leaderdoudou">leaderdoudouleaderdoudou

Une excellente analyse de la politique de Sarkozy qui a pour premier mérite mais non le moindre, de laisser de côté l'homme, sa personnalité et son style ; son deuxième mérite est de mettre l'accent sur le contenu idéologique d'un programme, le programme de campagne du candidat en 2007 où la sécurité était en effet le centre, mais n'était pas le seul thème. Sans parler ici de son programme économique et en restant dans les alentours de la sécurité, Sarkozy avait également promis « d'en finir la repentance » et de promouvoir une « droite décomplexée ». Depuis le débat national sur l'identité nationale en passant par la déchéance de nationalité pour les délinquant étrangers les expulsions des Roms s'inscrivent à la lettre dans cette double promessse. En témoignent de façon effarante l'absence totale de « complexes » devant la condamnation par les organisations internationales et très récemment celle du Pape, pourtant garant d'après Sarkozy lui-même, des plus éminentes valeurs morales. La fin des complexes s'est exprimée très clairement : « La France n'a de leçons de morale à recevoir de personne ».

Le début de l'article de Pascal Maillard m'avait un paru un peu lyrique en évoquant une vérité inouïe et forclose. La vérité de l'Etat sarkoziste qui est en train de révéler peu à peu sa logique effrayante est dans cette déclaration très facile à comprendre ; le Président de la République Française n'a de leçons de morale à recevoir de personne.
27/08/2010 09:18Par mediapart.fr Nicole DelattreInscrit(e) depuis Apr. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Nicole%20Delattre">Nicole DelattreNicole Delattre

Chère Naja,

Je partage tout à fait votre point de vue sur la réalité de cette insécurité, et sur la réponse à donner au niveau citoyen.

Mon regret c'est le silence ou la réponse inappropriée au niveau politique et intellectuel.

L'invocation des grands principes, la victimisation des Roms heurtent des personnes qui se sentent elle-mêmes victimes. Même si la part réelle de l'insécurité est inférieure à la part ressentie, une action concrète sur cette part aurait un retentissement énorme également sur le ressenti. Or je n'ai rien entendu de tel aussi bien dans l'opposition que chez les intellectuels « mediatiques ».

Avoir du coeur ne dispense pas de réfléchir.

Bien à vous
27/08/2010 09:23Par mediapart.fr Chris43RetraitéAntwerpen (2018)Inscrit(e) depuis Dec. 2007" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Chris43">Chris43Chris43

Le site du collectif Uni(e)s contre une immigration jetable tient à jour la géographie des manifestations prévues le 4 septembre (le 3 à Lille et au Havre).
27/08/2010 09:40Par mediapart.fr Fini de rireParis (75014)Inscrit(e) depuis Mar. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Fini%20de%20rire">Fini de rireFini de rire

La seule réponse appropriée de la part des partis politiques de gauche est celle de Ségolène Royal en 2007 ; elle lui a valu pour un bonne part son échec. On verra le programme du PS en la matière mais il n'est pas sûr qu'il reprenne les propositions de Royal au moins omme principe, principe qu'elle rappelé ce matin : la sécurité n'est pas de droite. Tant que la gauche aura pour ptirncipe qu'assurer la sécurité des personnes est de droite, alors que le droit à la sécurité est inscrit dans la Déclaration Universelle des droits de l'homme, la droite aura les mains libres
27/08/2010 10:33Par mediapart.fr Nicole DelattreInscrit(e) depuis Apr. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Nicole%20Delattre">Nicole DelattreNicole Delattre

En ajout à la contribution de Laurent Desvignes : et le Poutinisme, dont Sarkozy est un fervent adepte.
27/08/2010 11:23Par mediapart.fr margueriteinformaticienneparis (75009)Inscrit(e) depuis Dec. 2007" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/marguerite">margueritemarguerite

Merci beaucoup pour ce texte superbe !

Je vais le faire circuler autour de moi.

Que faire de concret contre cette politique si nettement démasquée ?

Bien sûr les manifs du 4 et du 7 septembre, mais peut-on organiser un combat politique sur cette base ? comment ?

Merci pour toutes les idées !
27/08/2010 11:18Par mediapart.fr Jacques-René FAURE-DELBARTInscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Jacques-Ren%C3%A9%20FAURE-DELBART">Jacques-René FAURE-D...Jacques-René FAURE-D...

Bonjour,

Si vous écoutez attentivement les déclarations de N.S. et de ses ministres, petit à petit le terme « insécurité » est remplacé par « sentiment d'insécurité » nouvelle invention!!, des sondages sont effectués sur « cette chose », le sentiment!! et c'est bien cela que distille le gouvernement.

Les Roms,bien qu'expulsés en même nombre et de la même manière les années précédentes sans que grand monde s'en émeuve et sans que ce soit une éxigeance des français, sont devenus un sujet majeur de notre société cet été!!

N.S. a lancé « un nouveau produit » les Roms, avec campagne de marketing à l'appui, les illegaux, les emigrés, les enfants d'émigrés, les français d' »origine émigrée », les jeunes des banlieues étant des anciens produits qui se vendent déjà bien.

J'ai regardé les # reportages sur les Roms à leur arrivée à Bucarest:

1) Rien n'a été mis en placepar leur gouvernement pour les accueillir et les soutenir.

2) Les Roms disaient pourquoi ils reviendraient en France:la gratuité des soins, la mendicité leur rapportait environ 15euros/jour,l'aide sociale des associations,le droit au logement opposable, la scolarisation gratuite de leurs enfants et certains reconnaissaient qu'ils volaient!!!Aucun ne s'est vraiement plein d'un racisme outancier, les Français étaient même gentils!

Alors, avec la crise, le plan de rigueur qui nous attend, le chômage etc...Comment voulez-vous que la majorité de mes concitoyens réagissent?Tout cela avec nos impôts!!

Voilà comment certains médias(écrits aussi) se font complices sans vraiment avoir l'air d'y toucher de ce « Délinquant institutionnel », de « Ce voyou de La République ».

Mais je n'ai pas peur!

Bien à vous
27/08/2010 11:19Par mediapart.fr avicenneCadre en administration / col. terr.Marseille (13005)Inscrit(e) depuis Jun. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/avicenne">avicenneavicenne

Beau texte, belle analyse, belle incitation au combat et à la vigilence!

Le texte de Pascal Maillard doit être mis en relation avec celui plus ancien, mais si important, de Carline Damiens sur l'invention (déjà! Sarko est un grand inventeur!) de la « maffia roumaine ». P. Maillard le cite en bibliographie.

En lisant ces deux textes j'en suis venu à me demander si n'y a pas d'autres relais plus sombres, cachés qui seraient à l'origine de la haine virulente de Sakozy pour les minorités d'Europe centrale...

N'est-il pas originaire d'une famille aisée, intallée et riche hongroise?

N'est ce pas en Hongrie que s'exprima de longue date le rejet des tziganes, roms et autres populations au sein des minorités aisées et des gens de pouvoir?

Evidemment il ne s'agit pas d'appliquer à notre président dévoyé ce qu'il inflige injustement aux autres, des rapprochements hasardeux et des conclusions hâtives!

De toutes façons ces recherches « psycho-historiques » incombreront aux historiens du futur. Ils ont du travail sur la planche !

Pour l'instant il faut se battre dans l'urgence: IL FAUT LUTTER CONTRE LA SOCIETE BIG BROTHER, CONTRE CE MEILLEUR DES MONDES qui se met en place insidieusement et nous faisant regarder ou ILS veulent que l'on regarde!

Lutter tant que nous avons encore les coudées franches!
27/08/2010 11:28Par mediapart.fr renelleAutrelille (59000)Inscrit(e) depuis Jul. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/renelle">renellerenelle

Les Roms disaient pourquoi ils reviendraient en France:la gratuité des soins, la mendicité leur rapportait environ 15euros/jour,l'aide sociale des associations,le droit au logement opposable, la scolarisation gratuite de leurs enfants et certains reconnaissaient qu'ils volaient!!!Aucun ne s'est vraiement plein d'un racisme outancier, les Français étaient même gentils!

Les au lieu de des suffit à faire votre texte un stigmatisation
27/08/2010 11:24Par mediapart.fr Chris43RetraitéAntwerpen (2018)Inscrit(e) depuis Dec. 2007" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Chris43">Chris43Chris43

Bonjour Leardoudou

Je partage avec vous l'expression « très éclairant »

Mais puisque, à juste titre, vous parlez de « fraternité » ne classez pas trop vite les « bornés et formatés »

Je crois que nous avons chacun nos bornes et nos formatages...constat nécessaire, à mon avis pour pouvoir échanger vraiment.

Ce texte est une vraie mine de réflexion, mais pas nécessairement abordable de prime abord à tout un chacun...
27/08/2010 11:43Par mediapart.fr JanaRetraitéHesloup (61250)Inscrit(e) depuis Jan. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Jana">JanaJana

Je me suis mal exprimée et j'en suis désolée, en effet ceux sont « Des Roms » qui se sont exprimés;mon esprit bien que je tente de le préserver a semble-t-il été lui aussi pollué, je vais être plus vigileante!!

Toutefois, je crois que vous avez mal lu mon texte, je suis loin d'adherée d'une manière que ce soit au dialogue, à la pensée de N.S., j'explique seulement comment les médias peuvent contribuer à consolider cette politique dégradante pour notre pays.

Bien à vous.
27/08/2010 11:45Par mediapart.fr avicenneCadre en administration / col. terr.Marseille (13005)Inscrit(e) depuis Jun. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/avicenne">avicenneavicenne

Cher avicenne,

Ma remarque ne visait qu'à attirer votre attention sur les danger d'une telle formulation.

L'ensemble de votre commentaire ne prêtait pas à confusionBien à vous
27/08/2010 11:49Par mediapart.fr Chris43RetraitéAntwerpen (2018)Inscrit(e) depuis Dec. 2007" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Chris43">Chris43Chris43

Oui, et ce glissement d'un droit inscrit dans la Déclaration des droits de l'homme à un sentiment montre à lui tout seul que la politique sécuritaire de Sarkozy n'a plus rien à voir avec les droits de tous (« chacun » dit la Déclaration) donc chaque Rom et non des regroupements. Hortefeux se défend de viser une communauté, ce qui est la lettre vrai, mais exclure systématiquement des regroupements de personnes est déjà contraire au droit constitutionnel à la sécurité : il concerne chacun et non tous. Le recours au sentiment « des Français » c'est-à-dire de tous les Français vient confirmer que les mesures de sécurité doivent viser tous les regroupements de Roms, et non tel ou tel Rom qui serait en situation irrégulière.
27/08/2010 11:52Par mediapart.fr Nicole DelattreInscrit(e) depuis Apr. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Nicole%20Delattre">Nicole DelattreNicole Delattre

Bonjour Conjard

« je ne sais pas commnent faire »

Je n'ai pas de recette, mais j'essaye juste, là où je suis, à l'instant, de suivre cette phrase de l'auteur de l'article :

« Il faut viser la spécificité du moment présent. »

Il ne faut pas beaucoup de temps pour penser, essayer de « vider » la tête des peurs, parfois totalement irrationnelles qui peuvent parasiter, et empêcher d'être disponible au présent.. juste au présent de l'instant.

Je vous souhaite de beaux jours de saison.
27/08/2010 11:53Par mediapart.fr JanaRetraitéHesloup (61250)Inscrit(e) depuis Jan. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Jana">JanaJana

Merci Pascal Maillard pour le cadeau qu'est votre article.

Je me fais un grand plaisir, et je dirai un devoir de le faire connaître.
Il vient de « partir » en Chine, au Canada, au Brésil.. et aussi chez des voisins,...mais pour un de mes voisins, imprimé et un peu simplifié, car il n'a pas internet.. et je vous « avoue » qu'il regarde TF1.. particulièrement..

Avec une grande estime
27/08/2010 12:09Par mediapart.fr JanaRetraitéHesloup (61250)Inscrit(e) depuis Jan. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Jana">JanaJana

Merci pour cet article qui dit très bien ce que baucoup de citoyens lambda ressentent, dès lors qu'il sont immunisés contre le matraquage médiatique de la propagande gouvernementale.

Je me permets juste un ajout : merci aussi à Mediapart de permettre cela.

N'oublions pas que lorsque l'affaire Woerth-Bettencourt a été révélée ici le gouvernement s'est empressé de stigmatiser mediapart, et que parmi les lois de surveillance il y en a qui comptent encadrer internet : réagissons démocratiquement avant de devoir devenir clandestins.

Je me permets aussi l'ajout d'un autre élément : dans les lois loppsi, notamment pour les « réponses » durcies (prélevement adn obligatoire par exemple), si je ne m'abuse, il y a à chaque fois une clause « sauf cas d'abus de bien social ou délit financier ». Se trouve-t-il un député pour défendre cela ouvertement ? (ce n'est qu'un détail dans l'ensemble, mais le silence de la classe politique sur tous ces sujets m'interroge : de quoi ont-ils peur ou qu'espèrent-ils pour participer (au mieux par omission) à tout cela ?)

« national-capitalisme » : expression que je trouve hélàs très appropriée, et j'aimerais qu'on évite d'être piégé dedans. Tous dans la rue le 4 septembre !
27/08/2010 13:03Par mediapart.fr Dedalus72Inscrit(e) depuis Aug. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Dedalus72">Dedalus72Dedalus72

[@Pascal] Maillard

Si j'apprécie votre texte, qui rejoint nombre de mes pensées, si j'apprécie l'optimisme qui s'en dégage et qui illustre très bien ce que je « prêche »... il reste que la réalité à laquelle j'ai été confronté, hier, me fait craindre que nous n'en sommes plus tout à fait là.

D'ordinaire d'un caractère très optimiste, il va falloir que je digère ce dont j'ai été témoin, pour reprendre mon bâton de pélerin et c'est donc avec une certaine souffrance mais également une grande colère, que je vous livre mon témoignage. Comme je suis tenu à un certain devoir de réserve et de confidentialité, je ne rentrerai pas dans les détails.

Dans ma ville, nous sommes confrontés (comme beaucoup d'autres villes) à une montée exponentielle de la précarité. A la pauvreté grandissante de nos concitoyens, s'ajoute celle de nombreux arrivants, issus principalement d'Europe, hors espace Schengen. Chaque jour, je vois des personnes qui me disent qu'elles ont faim, parfois (rarement), elles n'ont pas mangé depuis 2 ou 3 jours. Ce sont aussi bien des jeunes, des retraités, des couples, des familles avec des enfants. Ils peuvent être français, européens de l'espace Schengen ou non, africains, et très exceptionnellement asiatiques ou d'amérique du sud.

Face à un afflux incessant de demandeurs, à la fin du mois de mars, l'ensemble des associations caritatives et l'association en charge du SAO (Service d'accueil et d'orientation, futur SIAO) avaient dépensé la totalité du budget pour l'année 2010.

Lors d'une réunion extraordinaire du Comité de Veille Sociale, début avril, l'un des représentants de l'Etat, nous signifiant le désengagement de celui ci (non reconduction des subventions), exhorte les associations à trouver des solutions pour parer à l'urgence alimentaire qui se dessine pour le second semestre.

Début août, une réunion a lieu entre les différentes associations, à laquelle pour des raisons d'agenda je (nous) n'ai pas pu participer, afin d'évoquer les problèmes liés à l'aide alimentaire.

Hier, en présence du même représentant de l'Etat, nous avions une réunion afin d'anticiper la fermeture des restos du coeur (pour la distribution de colis alimentaires) prévue à compter du 30 septembre et ce jusqu'à début décembre.

Nous sommes donc arrivés avec une proposition pour permettre d'offrir aux personnes à la rue, et ne pouvant prétendre à aucune aide, au moins un repas chaud par jour dans des conditions décentes. Nous n'avons pas eu réellement le temps ni la possibilité de le formaliser.

Les autres associations en présence, nous ont signifié leur décision pour faire face à la situation. Décision prise, et appliquée, depuis la réunion de début août, à laquelle nous n'avions pas pu participer.

Je précise qu'il s'agit de décisions à caractère exclusivement local.

Les resto du coeur, le secours populaire, le secours catholique et l'association en charge du SAO sont tombés d'accord sur la solution à appliquer. Afin de limiter les demandes et de faire face au désengagement de l'Etat, tout nouvel arrivant, qui n'est pas issu de l'espace Schengen, n'aura plus droit, au sein de ces associations, à AUCUNE aide alimentaire. Dès lors, il n'y aura plus de colis d'urgence, quelle que soit la situation. Peut importe que face à eux, une femme seule avec un bébé en bas âge n'ait pas à manger, peut importe la hauteur de l'urgence, toute nouvelle personne nécessitant l'aide alimentaire est refoulée dès lors qu'elle n'est pas issue de l'espace Schengen.

Les représentants de ces associations nous font part de leur décision, sur un ton particulièrement agressif, avec des propos, que je n'ose même pas retranscrire, ils évoquent la violence qui émerge dans les files d'attente (notamment avec les personnes déboutées) ils affichent leur solidarité mutuelle dans leur décision avec morgue et arrogance, ils y vont de leurs petits mots assassins, fustigeant ces étrangers qui viennent voler le pain des français, ces roms qui bien que ne demandant jamais aucune aide autre qu'alimentaire (ponctuellement), ne font qu'être expulsés pour mieux revenir afin de profiter du système (concrétement, en ce qui nous concerne, une aide alimentaire ponctuelle, lorsqu'ils n'arrivent pas à trouver par eux même de quoi manger). L'ambiance est totalement surréaliste, un instant je m'appréte à leur demander ce qu'il faut en faire de ces étrangers, qu'ils le disent clairement, puisqu'on ne peut les empécher de revenir, faut il les tuer pour en être débarrassé ? C'est à cet instant que le représentant de l'OFII lâche... « heureusement qu'on n'est pas fasciste... ». Finalement je ne dirai rien, cette personne, tout comme moi, est choquée, et cette simple phrase résume tout.

La réunion s'est terminée sans que nous ayons pris de décision pour faire face à la fermeture des resto du coeur, et j'ai vu, quittant la salle, des larmes couler sur le visage du représentant de l'Etat qui nous avait réuni.

Que reste-t-il, lorsque les personnes qui sont sensées avoir le plus d'humanité, sombrent dans l'inhumain ?

De notre coté, nous savons déjà que nous ne nous associerons pas à cette posture discriminatoire, mais une décision collégiale doit être prise pour déterminer les modalités de notre action. Aujourd'hui, étant nous même en déficit, nous ne sommes pas en mesure de nous substituer à la défection conjointe des restos du coeur, du secours populaire, et du secours catholique. Déjà, tout le mois d'août nous avons été extrêmement sollicités, devant toujours trouver de nouvelles ressources pour faire face à une demande supérieure à nos moyens. Souvent, je dois expliquer aux personnes qui viennent à nous, que nous ne pouvons pas donner à manger chaque jour à tout le monde, et que nous sommes donc vigilant à répartir l'aide entre les différents « groupes nécessiteux ». Si aujourd'hui je donne aux roms, demain je donnerais aux français, aprés demain à d'autres ressortissants étrangers, et ainsi de suite (toutefois sans que cela soit planifié, mais adapté en fonction des demandes et des urgences). Ces personnes, pour qui nous sommes alternativement dans l'impossibilité de proposer une réponse, savent que nous faisons de notre mieux, que nous traitons chacun de manière équitable, que nous nous démenons en fonction de la nature de l'urgence pour apporter une solution, fut elle exclusivement spontannée et temporaire. Peut être, parce que jusqu'à présent, nous avons presque toujours pu trouver à manger pour les enfants, nous n'avons pas de comportement violent. Nous restons un hâvre, un refuge, le dernier espoir, pour tous ceux qui viennent ici, de trouver cette humanité qui manque tant à notre monde moderne.

Mais que va-t-il se passer cet hiver et même cet automne ?

Déjà dans nos campagnes, les personnes agées se retrouvent à faire les poubelles pour trouver à manger, nos « petits » agriculteurs se trouvent dans l'obligation de recourir à l'aide alimentaire, de plus en plus de retraités, en ville, n'arrivent plus à se nourrir, et pour la majorité qui se refuse à demander de l'aide, on se bouscule devant les poubelles des grands magasins pour pouvoir manger.

Tous les jours je vois des enfants à la rue, des personnes agées, bien françaises, qui ayant travaillé toute leur vie, ne sont plus en mesure de répondre à leurs besoins essentiels.

L'OFII nous a prévenu qu'une nouvelle vague de demandeurs d'asile était à nos portes, et qu'elle serait pour le moins aussi grande que celle de l'hiver dernier. En moins de 2 ans, la population des sans abris de la ville a plus que triplé mélant aussi bien des français, que des ressortissants étrangers toutes origines confondues.

Que se passera-t-il cet hiver, lorsque des enfants n'auront plus à manger, et que leurs parents, livrés à eux même, n'auront plus aucune solution pour assurer leur survie par des moyens « légaux » ?

Qu'allons nous devenir, si les associations renoncent, et pire, si elles outrepassent la volonté de discrimination gouvernementale ?

Ce ne sont pas les demandeurs d'asile qui sont responsables de la précarité en France, ce n'est pas de leur ressort si les minima sociaux ne suffisent plus à répondre aux besoins vitaux. Il est aisé de mettre tout sur le dos des étrangers, et de faire croire qu'ils seraient responsables de tout. Cela fait des années que dure le matraque médiatique associant criminalité, délinquance, étrangers et personnes d'origine étrangères (fut-ce de manière très lointaine), et cela a porté ses fruits.

Autour de moi, je vois même des personnes d'origine étrangère adhérer au discours du gouvernement, serait ce parce qu'elles craignent d'en être victimes qu'elles se positionnent ainsi ?

Je l'ignore...

Mais l'opinion ne se construit pas sur Médiapart que je soutiens pourtant becs et ongles. Le sursaut citoyen que vous évoquez, Monsieur Maillard, n'est peut être qu'une illusion que nous entretenons parce que nous ne voulons pas croire au pire. Des années de conditionnement médiatique, d'abandon d'engagement citoyen, la quête ininterrompue de plaisirs illusoires, la défense continue d'une société de consommation égoïste, sans vision pour l'avenir, sans projet de construction, la perte d'un sens commun, sont autant d'éléments qui laissent craindre que le réveil ne se fera pas,ou, pour le moins, que l'engagement « de chacun » n'aura pas la hauteur de nos espoirs.

Enfin, bien qu'étant, ce jour, à la fois abattu et désespéré, (cela ne va pas durer), mais également en colère et révolté, je répondrais à votre conclusion :

« Mais le temps n'est pas loin non plus où les citoyens démocrates qui n'auront pas cédé à la peur, à l'indifférence ou au fatalisme, prendront leurs responsabilités, exerceront leur devoir avec courage et détermination et entreront en résistance pour mettre un terme à la politique du pire. » 

Nous sommes déjà entré en résistance, et dans une vision un peu paranoïaque de la situation, je crains qu'il ne faille dès à présent adopter les attitudes conférant à une certaine clandestinité. Les moyens de contrôle n'ont jamais été aussi puissant, et je crains que le soutien populaire au gouvernement ne soit plus important que ce que l'on aurait pu s'attendre pour le pays des Lumières.

Merci en tout cas pour votre article salutaire, en espérant que nous serons plus nombreux que je ne le crois, à répondre à votre appel et que le pire que je crains, sera moindre que ce que j'imagine.
27/08/2010 14:21Par mediapart.fr AugureInscrit(e) depuis Aug. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Augure">AugureAugure

Bonjour,

Merci Monsieur Maillard pour cet intelligent(intelligible)papier.

Faisant suite à celui de Monsieur Cornu, nous ne pouvons qu'encourager ces écrits éclairants et courageux.

je partage cela avec(entre autre) mon fils en L 3 d'histoire et qui prépare une école de journalisme.

Voilà vos réussites:etre des exemples pour nos étudiants.

Merci pour cette « transmission ».

A vous lire encore....
27/08/2010 14:52Par mediapart.fr Didier FourcineInscrit(e) depuis May. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Didier%20Fourcine">Didier FourcineDidier Fourcine

Cher Augure, je comprend votre désarroi ayant moi-même fait partie de la Banque alimentaire dans mon département.

La structure a fermé manque de moyens, mais le climat tropical (Antilles) de ma lointaine contrée ralentit quelque peu « la mise à mort » des populations les plus fragiles.

J'ai accueillit près de 9 mois une famille en quête de solution sociale avant mon départ pour un autre département, et après avoir fait choux blanc, ce sont des amis d'amis qui les ont recueillis.

Il y a, par chance, encore un semblant de fraternité dans certaine régions « externalisées » de France où l'autre est reconnu en tant que sujet ayant droit au respect et à la dignité.

Votre témoignage est poignant, et il est bon que vous en ayez fait état.

Préparons nous à la résistance clandestine car, comme vous, j'ai le sentiment que c'est ce qui nous attend....
27/08/2010 18:49Par AnaxagoreInscrit(e) depuis Feb. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Anaxagore">AnaxagoreAnaxagore

Au stade où nous en sommes, il me semble que la création d'un collectif poursuivant le chef de l'Etat pour incitation à la haine raciale serait le bienvenu, même si le chef de l'Etat est protégé par l'immunité. Il aurait pour mérite d'affirmer la réelle opposition à cette dérive destructrice de la République.

Non, il n'y a pas en France que la haine!
27/08/2010 19:13Par mediapart.fr Emmanuel ECKERTInscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Emmanuel%20ECKERT">Emmanuel ECKERTEmmanuel ECKERT

[@marguerite]

+1


27/08/2010 19:58Par mediapart.fr Lily BoubackAutreClichy (92110)Inscrit(e) depuis May. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Lily%20Bouback">Lily BoubackLily Bouback

Abus sde pouvoir, corruption et xénophobie,

bravo pour ce texte qui démonte le système idéologique et le fonctionnement du Sarkozysme. oui il y a du Pétain dans Sarkozy, même du Doriot.

il est effectivement honteux, barbare qu'un chef d »un état républicain, qui ressemble de plus en plus à l'Etat français, joue avec les pires relents de xénophobie et de racisme, pour conquérir et se maintenir au pouvoir.

Le rôle d'un chef d'état démocrate et républicain est de rassembler le peuple, de ramener à la raison et non de jouer avec les bas instincts et la division, les salariés contre les fonctionnaires, les juges contre la police, la police contre la gendarmerie, le bon sens du café du commerce contre les intellectuels, les vrais français contre les autres, les français contre les arabes, les noirs, les roms. Qui est Sarkozy? d'où vient il, où veut il aller pour user de telles méthodes,

Faut il lui rappeler que si la france n'avait pas accueilli son père, sans se poser de question, il ne sera pas français?

Faut il lui rappeler qu'avec ces lois scélérates, il ferme la porte à des milliers de gens qui veulent simplement vivre dignement en france, et nopn faire fortune et afficher leur rollex avant 50 ans?

ce n'est peut être pas un hasard si Sarkozy, français récent se veut plus exigeant que les français de longue date? pense t il se faire admettre ainsi? confond il la France avec une secte?

son inculture dont il se veut fière, est aussi un lien fort avec tous ceux qui tout au long de l'histoire et notamment dans les années trente ont fait la chasse aux intellectuels, à la culture.

La prochaine étape ne va t elle pas être d'interdire, de rejeter la culture pour la remplacer par le simplisme xénophobe qui n'a jamais été que la « force » des faibles.

Nous sommes d'accord avec ce texte, qui fait chaud au coeur, les Rama Yade, où est passé son soi-disant courage? Fadella Amara, Frédéric Mitterand et autres Kouchener ils se sont compromis avec l'inacceptable, laisse faire et dire, n'ont même pas le courage de démissionner, sarkozy lesz a bien choisis, leur ambition personnelle est plus forte que leur éthique, s'ils en ont eu une.

Rassemblons nous pour résister, résistons contre ce néopétainisme d'autant plus abominable, que Pétain avait « l'excuse de la présence de l'occupant, alors que Sarkozy n'est que l'ami des riches et parvenus et du CAC 40.

Un jour viendra où il faudra juger Sarkozy et ses collaborateurs, pour éviter qu'une fois encore un homme salmisse notre pays, sa culture, son image, sa place dans le monde, pour son seul bénéfice et celui de ses bienfaiteurs, de ses coquins.

Résister aujourd'hui pour vaincre demain.
27/08/2010 20:51Par

Jean Bachèleriecadre bancaire,Paris (75015)Inscrit(e) depuis Mar. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-bachelerie">Jean BachèlerieJean Bachèlerie

[@] Augure

***
27/08/2010 21:13Par Jean-Claude CharriéSalarié Rodez (12000)Inscrit(e) depuis Jun. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Jean-Claude%20Charri%C3%A9">Jean-Claude CharriéJean-Claude Charrié

[@] Serge Pey
« La peur a peur quand on la regarde. »

Badiou écrivait ceci :

«
(...) je suis convaincu que Sarkozy, qui ne peut aller nulle part sans
une garde rapprochée épaisse comme un mur, n'est pas très courageux.
Comme tous ceux qui croient se tirer d'affaire en toutes circonstances
par la corruption des adversaires et le tapage des effets d'annonce,
Sarkozy redoute infiniment toute épreuve réelle. Si j'ai raison, ce dont Sarkozy a le plus peur, c'est que devienne visible sa propre peur. »

(Alain Badiou, De quoi Sarkozy est-il ne nom ?, p. 31)
27/08/2010 22:37Par mediapart.fr VincenteAutreParis (75012)Inscrit(e) depuis Sep. 2009" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Vincente">VincenteVincente

Excellent.

Ok pour la résistance. j'en peux plus d'avoir la peur au ventre quand je vois la police, à regarder qui il y a autour de moi qui ne serait pas de la couleur qu'il faut, à regarder qui ils vont arrêter. A assister, au moins une fois par semaine, à des arrestations musclées. Donc oui pour la résistance. Mais ça veut dire quoi concrètement? Comment résister en restant dans la légalité? Comment résister en sachant où et comment contacter un avocat quand on se fait emmener au poste? Je sais qu'il y a des instructions en ligne sur la manière de se comporter en cas d'interpellation, mais comment résister, concrètement? Ecrire ne suffit plus, ne convainc que les convaincus. Mais ça permet d'organiser sa pensée.

Pourtant, quand on voir la teneur des commentaires des lecteurs sur le Fig mais aussi sur Libé, j'ai l'impression qu'on a passé le stade de la pensée, depuis longtemps. Alors quoi? Que faire avant qu'il ne soit trop tard?
27/08/2010 23:02Par seamasdubhDoctorantLyon (69001)Inscrit(e) depuis Apr. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/seamasdubh">seamasdubhseamasdubh

Excellent.

Ok pour la résistance. j'en peux plus d'avoir la peur au ventre quand je vois la police, à regarder qui il y a autour de moi qui ne serait pas de la couleur qu'il faut, à regarder qui ils vont arrêter. A assister, au moins une fois par semaine, à des arrestations musclées. Donc oui pour la résistance. Mais ça veut dire quoi concrètement? Comment résister en restant dans la légalité? Comment résister en sachant où et comment contacter un avocat quand on se fait emmener au poste? Je sais qu'il y a des instructions en ligne sur la manière de se comporter en cas d'interpellation, mais comment résister, concrètement? Ecrire ne suffit plus, ne convainc que les convaincus. Mais ça permet d'organiser sa pensée.

Pourtant, quand on voir la teneur des commentaires des lecteurs sur le Fig mais aussi sur Libé, j'ai l'impression qu'on a passé le stade de la pensée, depuis longtemps. Alors quoi? Que faire avant qu'il ne soit trop tard?
27/08/2010 23:02Par seamasdubhDoctorantLyon (69001)Inscrit(e) depuis Apr. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/seamasdubh">seamasdubhseamasdubh

Sa peur se voyait déjà lorsque, entouré d'une douzaine de gorilles, il exhortait le pêcheur du Guilvinec à descendre, lequel lui rétorquait: » A quoi ca sert, si je descend, je te met un coup de boules! » De quel côté est la peur? De quel côté est le courage, même désespéré, même inconscient?...

Ce président est vraiment tout petit, tout petit, et inversement proportionnellement, hyper, supra, giga dangereux, il faut l'éliminer le plus rapidement possible du paysage politique...(démocratiquement, oeuf corse...)
27/08/2010 23:07Par mediapart.fr Georges H MORELAutreSalles Courbaties (12260)Inscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Georges%20H%20MOREL">Georges H MORELGeorges H MOREL

je partage tout à fait votre analyse, mais j'ajoute qu'il faudra bien, un jour, considérer que, bien qu'élu démocratiquement, notre « président », et ses sbires, devront rendre des comptes...même si l'on n'est pas sous le régime de vichy, il conviendra d'effacer de notre histoire ce quinquenat si proche des idées immondes. j'ai envie de vomir. j'attends que, si les faits sont avérés de corruption - une des possibilités prévues par la loi en cas de corruption, si elle est avérée, bien sûr, je le répète, puisse déchoir de la nationalité française les titulaires de pouvoirs étatiques ou d'élus incriminés - loi actuelle -, et j'ajoute que, dans cette hypothèse, il conviendrait de leur retirer la légion d'honneur qui, auparavant, n'était pas galvaudée.
28/08/2010 03:48Par mediapart.fr pierre lesueurInscrit(e) depuis Jul. 2010" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/pierre%20lesueur">pierre lesueurpierre lesueur

Comment l'éliminer démocratiquement avant deux ans? Et surtout le remplacer par qui? DSK sans doute,qui avant même d'être officiellement candidat,est déja élu par les médias,en gros,la continuité du néo-libéralisme qui avance masquée sous le label 'gauche' comme un leurre destiné à berner ceux qui aprés avoir été déçus par une marque achètent une autre marque,sans vérifier les composants du produit.Il est temps pour nôtre démocratie de ne plus remettre son destin dans les mains d'un seul homme,aussi providentiel et habile soit -il à nous convaincre de son infaillibilité.Collectif,solidaire, émancipateurs,long terme devraient être des notions politiques inérantes à tous projets destinés à la 'res publica' et en revenir à une rhétorique des circonstances »Qui,quoi,ou,par quels moyens,pourquoi,comment,quand? »Mais cela demande le temps de la pédagogie et non celui de la démagogiequi tirent les citoyens vers le bas, devenant ainsi plus faciles à voir et à ramasser.
28/08/2010 03:57Par espoirretraitéepontault combault (77340)Inscrit(e) depuis Mar. 2008" href="http://www.mediapart.fr/club/blog/espoir">espoirespoir

socio13.wordpress.com

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