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Vivent, vivent les négociations !

100823:1241 45 articles 13 min ism-france.org mots

De retour de la manifestation du vendredi à Al-Walaja sous une chaleur insupportable, nous notons que les pourparlers sur les pourparlers sur les pourparlers de paix vont reprendre à Washington le 2 septembre. L'administration Obama a décidé de ne risquer de perdre aucun capital politique en défiant le lobby israélien. De fait, les hommes politiques des Etats-Unis veulent désamorcer les critiques des Républicains en vue des élections à mi-mandat en remportant un « succès » diplomatique sur la forme, sinon sur le fond.

Par Mazin Qumsiyeh

Et le processus de paix continue... De droite à gauche, Présidents : Nixon, Ford, Carter, Bush 1, Reagan, Clinton, Bush 2, Obama, ... (Jalal Al Rifa'i, pour le quotidien jordanien Al Dustour)


Des pourparlers directs conduiront à davantage d'érosion des droits palestiniens, en particulier s'ils sont conduit dans une Washington sous occupation israélienne entre Abbas, dont le mandat de président du bantoustan palestinien en Cisjordanie a expiré en janvier dernier, et M. Netanyahu, le terroriste et criminel de guerre notoire qui dirige le gouvernement de droite le plus extrémiste de l'histoire de l'Etat d'apartheid d'Israël.

Je crois que la plupart des Palestiniens (Abbas inclus) ne sont ni optimistes ni heureux de ce développement. Mais peu d'entre nous pensent qu'Abbas devait céder une fois encore. Beaucoup (dont de larges segments du Fatah) croient que c'est une erreur énorme qui vient de faire reculer la cause pour une paix réelle.

Je mets ceux qui pensent autrement au défi de débattre avec moi publiquement de ces questions.

Un comité exécutif de l'OLP représentant diverses factions (qui sont payées par le même système) a donné son accord, à la majorité, pour la reprise des négociations directes (cédant ainsi à la pression des Etats-Unis).

Je serais curieux de lire les délibérations et d'écouter les voix dissidentes de ceux qui ont voté non (et ne se sont pas contentés de le dire à leurs cadres). La feuille de vigne qui est utilisée pour sauver la face des responsables qui vont à ces négociations stériles est cette déclaration du Quartet :

« Le Quartet réaffirme son plein engagement à ses déclarations précédentes, y compris à Trieste le 26 juin 2009, à New-York le 24 septembre 2009, et sa déclaration à Moscou le 19 mars 2010, qui prévoient que des négociations directes et bilatérales pour résoudre toutes les questions du statut final doivent conduire à un accord négocié entre les parties qui mette fin à l'occupation qui a commencé en 1967 et qui aboutisse à l'émergence d'un Etat palestinien indépendant, démocratique et viable, vivant aux côtés d'Israël et de ses autres voisins en paix et en sécurité. »

Israël a déjà refusé de mettre fin à l'occupation, mais est ravie de négociations directes sans interférence ni « conditions préalables » entre l'occupant et l'occupé. Après tout, il faut être deux pour parvenir à un accord et Israël détient tous les pouvoirs et toutes les cartes, et il peut dicter ce qu'il veut lors de « négociations directes, bilatérales. »

La seule question est de savoir comment parvenir au minimum des droits palestiniens, le Quartet ayant même reculé sur la simple demande de « suspendre les activités de colonisation » pendant les négociations (ce qui constitue en soi un recul par rapport à la feuille de route qui demandait le démantèlement de tout ce qui avait été construit illégalement depuis 2002).

Si vous ne pouvez obtenir que le violeur suspende même le viol pendant un temps, pourquoi demander des négociations directes avec la victime violée, à huis-clos ?

Si nous acceptons l'idée que la coalition politique de Netanyahu le retient de faire ce simple petit geste de suspendre les activités coloniales illégales (voir les Conventions de Genève), alors pourquoi espérer qu'il sera en mesure de nous offrir plus (comme le démantèlement des colonies ou le partage de Jérusalem, ou le retour des réfugiés) ?

Si nous croyons que les Etats-Unis et son Quartet sont aujourd'hui plus sérieux, alors comment se fait-il que rien n'ait été obtenu par des négociations indirectes, sous leur tutelle ?

Le mouvement sioniste a volé 78% de la Palestine et ne croit pas qu'il y a occupation sur les 22% restant. Il a déjà annexé 10% de la Cisjordanie, ainsi que les Hauts du Golan. Il a déjà installé 500.000 colons sur les terres les meilleures et les plus riches de Cisjordanie. Il a déjà volé 80% de l'eau de Cisjordanie. Il se fait des milliards sur l'occupation et d'autres milliards venant de dons directs déductibles des impôts des sionistes du monde entier.

Qu'est-ce qui incite Israël à négocier bilatéralement une « fin de l'occupation qui a commencé en 1967 » et encore moins à traiter le problème le plus important et le plus lourd de sens, celui du nettoyage ethnique perpétré en 1948, et qui se poursuit aujourd'hui dans des endroits comme la Galilée et le Néguev ?

Au départ, on a appris qu'Abbas n'irait jamais aux négociations tant qu'Israël ne mettrait pas fin à la construction de colonies de peuplement dans les 22% de Palestine dont certains rêvent qu'ils deviennent un « Etat ».

Dans un entretien avec CNN après l'annonce US de la reprise des négociations sans conditions, Saeb Erekat a dit qu'il « espérait » qu'avec le démarrage de négociations directes, Netanyahu prolongerait le « moratoire sur les constructions » dans les colonies en Cisjordanie (qui doit expirer en septembre).

Aujourd'hui, près de 500.000 colons vivent en Cisjordanie et il n'y a eu aucun moratoire, à part la propagande/hasbara créée à ce sujet. Alors j'aimerais poser la question : pourquoi mendier maintenant la prorogation d'un « moratoire » qui n'en était pas un ?

C'est le même Erekat qui nous a dit à maintes reprises que le moratoire partiel était une ruse. La construction coloniale a continué et avance encore à grand pas au moment où je vous parle. J'aimerais avoir l'occasion d'emmener M. Erekat ou quiconque a des yeux voir les villages palestiniens et leur montrer ce qui se passe réellement sur le terrain.

Dans mon secteur, l'activité de construction coloniale à Har Gilo et Har Homa a continué sans répit. Il y a même eu une accélération, le mois dernier, des constructions à Har Gilo (en haut de Beit Jala) et de la construction du mur qui fera de Al-Walaja un camp de concentration, en attendant le nettoyage ethnique final de ce qui reste de la population du village.

Oui, je connais tous les arguments pour revenir aux négociations. Les voici :

- Nous avons essayé différentes formes de résistance, l'équilibre du pouvoir est entièrement du côté israélien, qui est soutenu par les Etats-Unis (grâce au lobby israélien), les gouvernements européens n'ont pas de colonne vertébrale, et blablabla. Un responsable de haut rang au Fatah a dit qu'il ne nous restait que les négociations.

Je suis désolé, mais si les dirigeants du Vietnam ou d'Algérie ou d'Afrique du Sud avaient fait des déclarations aussi défaitistes, ces pays n'auraient jamais obtenu leur liberté. Si nos leaders ont perdu la foi en leur cause, ils doivent s'écarter et laisser diriger ceux qui ont un message positif. Si tout ce que nous réussissons à obtenir, c'est un mini-Etat émasculé par des négociations sans fin avec de tels dirigeants récoltant les fruits pourris tombant de l'arbre après 130 ans de lutte, alors nous ne voulons pas d'un tel mini-Etat. Les dirigeants doivent tout d'abord prendre la responsabilité de leurs erreurs et se mettre au diapason de leur propre peuple.

La plus grosse erreur de ces 20 dernières années a été la voie d'Oslo, qui a mis fin à la recherche de la justice et à la revendication des droits palestiniens pour les remplacer par la voie de « la sécurité d'Israël » (la puissance occupante), et un « processus » de négociations sans fin.

Le processus conduira en quelque sorte (si toutes les conditions israéliennes sont remplies) à un Etat qui sera plus petit que l'Etat du Zoulouland.

Peut-être mes affirmations sont-elles trop dures. Mais ne devons-nous pas attendre l'opinion d'un expert sur des questions existentielles ? Ne devons-nous pas au moins attendre de la cohérence de la part de nos supposés dirigeants, qui n'ont aucune expertise, ni en droit international ni en diplomatie ?

Par exemple, ils nous ont ressassés que la raison de la demande du gel de la colonisation est que pendant que nous négociions, Israël a rendu impossible un Etat palestinien en continuant à absorber ce qui reste de Palestine.

Aujourd'hui, les Palestiniens ont accès à 8,3% de la terre de la Palestine historique, et ce chiffre est en réduction (les bantoustans de Galilée, du Néguev, de Gaza et de Cisjordanie).

Puisque Israël continue à construire partout, même après avoir annoncé un « moratoire partiel de la construction coloniale », pourquoi acceptez-vous de revenir aux négociations ?

Si Netanyahu et tous ses ministres disent qu'il n'y aura jamais de compromis sur Jérusalem (annexée illégalement par Israël, selon le droit international), comment obligerez-vous son gouvernement à changer de position ?

Et comment traiterez-vous avec le fait que les politiciens israéliens de toutes obédiences disent que les réfugiés palestiniens ne peuvent pas revenir dans leurs maisons et sur leurs terres, mais qu'ils doivent plutôt s'installer ailleurs (y compris en Cisjordanie et à Gaza déjà surpeuplée, dont la moitié de la population est déjà constituée de réfugiés et de personnes déplacées) ?

Le compromis est-il déjà défini puisque vous ne pouvez amener à la table de négociations aucun dossier sur lequel les occupants ont déjà fait savoir qu'ils diraient non ?

Nos « dirigeants » savent que non seulement ils ont dû céder pour revenir aux négociations, mais que d'autres concessions vont leur être demandées pour continuer à financer leur économie de bantoustans (et leur statut de VIP) grâce aux donateurs occidentaux et aux pays arabes redevables à l'Occident.

Alors pourquoi essaient-ils de donner l'impression que des négociations bilatérales peuvent réussir dans de telles circonstances ?

Si la menace d'une suspension de l'aide financière vous fait revenir à des négociations stériles, pourquoi devrions-nous croire que vous pourrez résister à cette même menace pour l'abandon de Jérusalem et des réfugiés ?

Les négociateurs palestiniens ne sont déjà pas autorisés à évoquer la question du traitement des Palestiniens à l'intérieur de l'Etat d'Israël, où Israël démolit des villages entiers.

Alors, il faudra beaucoup d'autres concessions pour garder le privilège de gérer des zones autonomes avec l'argent de l'Occident et les Etats arabes accommodants.

Je crois qu'à ce stade, trois autres concessions ont été réclamées :

a) revenir à des négociations directes et officielles sans fin qui renforcent le gouvernement israélien (et pourraient briser l'isolement croissant de cet Etat paria),

b) rétracter la très douce mesure de boycott des produits des colonies et s'abstenir de soutenir les enquêtes internationales sur les crimes de guerre israéliens ou les poursuites judiciaires pour le tenir responsable, et

c) continuer à réprimer la résistance locale sous toutes ses formes.

Certains peuvent contester ces conclusions et affirmer que l'AP soutient la résistance populaire (et réprime la résistance armée). Mais, malheureusement, les faits de cette dernière année racontent une histoire différente.

Qu'ils veuillent bien venir à des endroits comme Beit Sahour, Beit Jala et Jayyous et expliquer aux gens ce qui s'est passé pour mettre fin à la résistance populaire là, et dans des dizaines d'autres endroits.

Qu'ils expliquent pourquoi, dans de nombreux endroits, la résistance populaire qui coûtait cher à l'occupation est maintenant ritualisée en coup publicitaire.

Qu'ils rencontrent les gens qui se sont engagés dans une réelle résistance populaire et sont des bénévoles, et non des employés de l'AP rémunérés, et qu'ils leur demandent à quels défis ils sont confrontés.

Les réponses seraient scandaleuses.

Je pose ici trois défis à tous ceux qui négocieront avec les politiciens israéliens.

1) Je vous mets au défi de venir et de vous attacher à un bulldozer israélien (ou vous asseoir devant l'un d'eux) en un acte de désobéissance civile, et

2) Je vous mets au défi de réunir des panels d'experts indépendants (pas ceux qui profitent) dans tous les principaux centres de population palestinienne pour discuter de la voie des accords d'Oslo et de ce qui en a découlé ces vingt dernières années, et

3) à partir de 1) et 2), je vous mets au défi de dire la vérité à la population.

Beaucoup d'autres sacrifices sont nécessaires et viennent de notre peuple, avec ou sans direction honnête.

Ne serait-il pas plus digne et plus susceptible de nous donner la liberté de se passer de l'aide étrangère pendant un ou deux ans ?

Et désolé, mais de bonnes actions d'il y a 20 ans ne donnent à personne le droit d'abandonner les droits palestiniens.

En droit international, même les dirigeants dûment élus par un peuple occupé ne peuvent brader les droits de leur peuple.

Nos vies ne sont rien comparées aux 5.000 ans d'histoire de notre peuple sur cette terre. Et même la lutte contre le sionisme a déjà duré 130 ans, y compris toute la durée de la vie de beaucoup de ceux qui ont « négocié ». Qui se souvient aujourd'hui de Hassan Dajani, qui a essayé d'être arrangeant avec l'occupation britannique à cause de l'équilibre du pouvoir ?

L'histoire ne sera pas tendre avec ceux qui ont abandonné leur propre peuple. Nous, les gens ordinaires, devons prendre les choses en mains.

ولا يغير الله ما بقوم حتى يغيروا ما بأنفسهم

Dieu n'apporte de changement à un peuple qu'après que ce peuple se soit remis lui-même en question. »]

Confucius ajoutait : « Savoir ce qui est juste et ne pas le faire est la pire des couardises. »

Les négociations, ces 4 dernières années... (dans le désordre chronologique et la plus parfaite inutilité, pour les Palestiniens)

avec Condoleeza Rice

avec N. Sarkozy et E. Olmert, juillet 2008, et petite tape style "Gentil-chien-chien" à l'Elysée

avec G.W. Bush et E. Olmert

avec G. Mitchell

avec B. Obama, 2008

avec H. Clinton

avec Tzipi Livni

...

ism-france.org

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Le mystère des frontières d'israël

Israël 101014:1653 colonialisme * 3 min info-palestine.net mots

Même s'ils ont déjà proposé pas moins de six alternatives pour sortir le processus de paix de l'impasse, les Palestiniens étaient toujours invités par les Etats-Unis à formuler des contre-propositions au lendemain de l'offre, et quelle offre devrait-on dire, puisqu'elle a suscité une vague de réprobation même dans les rangs de la majorité du Premier ministre israélien.

Mohammed Larbi - El Watan

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Game is over

101013:1654 K. Selim ** 4 min info-palestine.net mots

« Je suis prêt à suspendre la colonisation de ce qui vous reste encore de terres si vous décidez de me donner une couverture politique et juridique pour mener une nouvelle épuration raciale contre les Palestiniens de 1948 qui ont échappé à celle de la Nakba ». C'est « l'offre » faite par Benyamin Netanyahu à Mahmoud Abbas !

K. Selim - Le Quotidien d’Oran

Dans les faits, l'épuration raciale est en marche et les Palestiniens qui refuseront de prêter serment à l'Etat juif sont déjà expulsables vers le néant. Un Premier ministre israélien étant assuré de ne jamais être traité comme l'est Ahmadinejad (même quand il ne fait que constater que la terre est ronde, cela rend fous furieux les hommes politiques et les médias civilisés d'Europe et d'Amérique et très accessoirement d'Afrique), il peut donc énoncer les affirmations les plus racistes sans choquer.

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Négociations : lassés par les blocages, les Palestiniens lorgnent vers l'onu

101011:1655 4 min france-palestine.org mots

publié le lundi 11 octobre 2010

L'Orient le Jour 

Les Palestiniens envisagent de plus en plus sérieusement des solutions unilatérales comme alternatives à un processus de paix avec Israël, bloqué par le différend sur la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie occupée.

Vendredi dernier, lors d'une réunion arabe à Syrte (Libye), le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas a exposé plusieurs options allant dans ce sens : demander à Washington de reconnaître un État palestinien dans les frontières de 1967, recourir à cette fin au Conseil de sécurité de l'ONU, ou proposer à l'Assemblée générale de l'ONU le placement des territoires occupés sous tutelle internationale.

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Un mois de réflexion

101010:1749 K. Selim 3 min info-palestine.net mots

Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Ligue arabe ont décidé d'apporter un soutien ferme à Mahmoud Abbas qui refuse de négocier à l'ombre de la colonisation.

K. Selim - Le Quotidien d’Oran

Voilà qui est bien, même si le président de l'Autorité palestinienne - qui en a avalé des couleuvres américano-israéliennes... - n'avait pas besoin d'une caution arabe à ce sujet. A défaut de tirer une conclusion personnelle de l'échec de sa stratégie de conciliation, et c'est beaucoup plus problématique, de coopération sécuritaire avec l'Etat colonisateur, il lui était difficile de transiger sur la colonisation.

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La Ligue arabe demande l'arrêt de la colonisation et se donne un mois

101009:1331 2 min info-palestine.net mots

La Ligue arabe a décidé vendredi de se réunir à nouveau dans un mois pour étudier des alternatives proposées par le président palestinien Mahmoud Abbas en cas d'échec des négociations avec « Israël ».

Al-Manar

Les ministres des Affaires étrangères des 13 pays arabes réunis vendredi à Syrte (Libye) ont également appelé Washington dans un communiqué "à poursuivre ses efforts destinés à réunir les conditions nécessaires pour remettre le processus de paix sur les rails, notamment par un arrêt de la colonisation".

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Fourvoyer les Palestiniens

101008:1556 2 min ism-france.org mots

L'annonce faite par la direction palestinienne le 2 octobre 2010 au sujet des négociations avec Israël est trompeuse et elle ne reflète pas la vérité. Cette annonce signifie que cette direction, au lieu de surveiller l'expansion des colonies tout en étant assise à une table, la surveillera sans table. Rien d'autre ne changera.

Par Abdel Sattar Kassem

Ces dirigeants palestiniens ont décidé de ne pas négocier, après le discours d'Obama au Caire, mais n'ont pas tenu cette décision. Ils ont négocié indirectement et directement pendant que de nouvelles maisons continuaient à être construites dans diverses colonies. Et, plus important, l'Autorité palestinienne a continué à se coordonner, sur les questions sécuritaires, avec les services de la sécurité israélienne. Elle a arrêté plus de 1.000 Palestiniens après l'attaque contre les colons israéliens à Hébron (le 31 août 2010, ndt).

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Le zèle de l'imposture

101005:1628 6 min info-palestine.net mots

A l'heure où les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens ont repris, on assiste comme à chaque « reprise » des négociations à une totale mise en scène dont les avantages sont plus politiciens que politiques.

Yazid Slaim

Le rôle (joué) des Etats-Unis


Les Etats-Unis sont encore les hôtes de cette mascarade. La plus vieille démocratie du monde (vieille dans le sens usée, bien entendu) va encore une fois nous éblouir par un tour de force de premier choix : réconcilier les deux frères ennemis une bonne fois pour toute. La légitimité du médiateur crève les yeux. Les USA n'ont jamais, ô grand jamais, fait preuve de partialité en faveur de la Palestine ou d'Israël. Ils souhaitent réellement la paix. Eux qui vont augmenter les crédits militaires à Israël (actuellement à plus de 3 milliards de dollars annuels) pour que l'Etat Hébreu puisse se protéger des barbares arabes qui usent de leur supériorité militaire pour tuer les Israéliens et pour voler leurs terres.
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L'egypte et la Jordanie soutiennent les Palestiniens sur la question de la colonisation

101004:1405 2 min france-palestine.org mots

publié le lundi 4 octobre 2010

Associated press 

L'Egypte et la Jordanie ont apporté dimanche leur soutien au refus palestinien de négocier avec Israël tant que se poursuivra la colonisation. Mais les deux pays, alliés des Etats-Unis au Proche-Orient, ont appelé à de nouveaux efforts pour sauver les discussions de paix se déroulant sous la médiation de Washington.

L'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell a rencontré dimanche le président égyptien Hosni Moubarak au Caire et le roi Abdallah II de Jordanie à Amman.

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Et si les pourparlers de paix « réussissaient » ?

101004:1404 18 min ism-france.org mots

Par Nadia Hijab

Vue d'ensemble
Beaucoup de commentateurs pressentent que les pourparlers directs entre Israéliens et Palestiniens vont échouer. Mais il y a un scénario bien pire. Et s'ils « réussissent » ? Les Etats Unis semblent déterminés à pousser pour un accord cadre dans l'année et c'est l'objectif que visent autant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu que Mahmoud Abas, Président de l'Autorité Palestinienne (PA) basée à Ramallah. Un tel accord, a expliqué George Mitchell, l'envoyé spécial des Etats Unis le 2 septembre lors d'une conférence de presse, serait plus qu'une déclaration de principe mais moins qu'un traité de paix. Par celui-ci, les deux parties parviendraient au « compromis fondamental » nécessaire à un accord de paix. Comme la précédente, l'administration Obama a déjà indiqué que l'accord devrait encore être étoffé puis mis en œuvre sur sept ans - ce qui garantit virtuellement qu'il sera retardé, s'il ne déraille pas comme les accords de paix du passé.

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Pas de discussions avec Israël tant que la colonisation continuera, décident les instances dirigeantes de l'olp

101003:1756 4 min france-palestine.org mots

publié le dimanche 3 octobre 2010

Associated press 

Les instances dirigeantes de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont décidé samedi à Ramallah (Cisjordanie) de ne pas poursuivre les négociations de paix avec Israël tant que la colonisation israélienne continuera.

"La direction (palestinienne) a décidé qu'il n'y aurait pas de négociations, à moins d'un gel des colonies", a déclaré un des responsables du Fatah, Mohammed Dahlan, à l'issue d'une réunion de trois heures du comité exécutif de l'OLP. Cette instance réunit la plupart des factions palestiniennes dont le Fatah du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, à l'exception du Hamas, au pouvoir à Gaza.

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Interview : Pourparlers Israélo-palestinien

101001:1702 René Naba * 6 min renenaba.com mots

René Naba | 25.09.2010 | Paris

LE JEUNE INDÉPENDANT # 3749 DU MERCREDI 8 SEPTEMBRE 2010 - jeune-independant

La ligue arabe se réunit les 2 et 3 octobre au Caire, en vue de faire le point des négociations israélo palestiniennes, un mois après leur lancement, alors que le moratoire sur le gel des constructions de nouvelles colonies en Cisjordanie occupée est venu à expiration sans qu'il soit prolongé par le gouvernement israélien faisant peser le risque d'une interuption des pourparlers.

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Gel de la colonisation ? Ce fut à peine un ralentissement...

100930:1622 colonialisme * 4 min info-palestine.net mots

Dans le meilleur des scénarios, ce qui s'est passé ces mois derniers n'est au mieux qu'une diminution négligeable du nombre de logements construits dans les colonies.

Dror Etkes - Haaretz

Har Homa en Cisjordanie occupée : vol de terres, barbelés, architecture exogène, routes réservées... L'archétype de la colonisation juive...


Les statistiques officielles fournies par le Bureau central de statistiques décrivent l'histoire derrière le moratoire de 10 mois sur les constructions en Cisjordanie. On peut qualifier l'histoire de beaucoup de façons mais « gel » n'est pas l'une d'elles. Dans le meilleur des scénarios, ce qui s'est passé ces mois derniers n'est au mieux qu'une diminution négligeable du nombre d'appartements construits dans les colonies.
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Le vrai visage des pourparlers

100930:1621 Vittorio Arrigoni 5 min info-palestine.net mots

Il y a quelques jours, à la morgue de Beit Hanoun, le vrai visage des pourparlers de paix se trouvait mutilé devant moi.

Vittorio Arrigoni

Israël est un état voyou, criminel, au-dessus des lois... Massacrer des civils a toujours été son point fort - Photo : Vittorio Arrigoni


Dans les chambres froides grandes ouvertes, se présentait le véritable résultat des rencontres voulues par Benjamin Netanyahu, la pratique israélienne de la paix : alors que d'une main plâtrée et en costume sombre, il donne des tapes sur l'épaule des marionnettes de Ramallah, de l'autre, il manœuvre le hachoir d'une occupation qui n'a jamais été désamorcée.
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Obama offre la totale à Netanyahou, en échange de 60 jours de « gel »

100930:1551 2 articles colonialisme < 1 min europalestine.com mots

Publié le 30-09-2010

Barack Obama vient d'offrir à Benjamin Netanyahou une impressionnante collection d'avantages, en échange d'un « gel » non reconductible de la construction en Cisjordanie d'une durée de deux mois, mesure destinée à maintenir la farce des négociations, rapporte jeudi le quotidien Haaretz.

Le journal précise qu'il tient ses informations d'un adjoint de Dennis Ross, le conseiller ultra pro-israélien d'Obama pour les affaires du Proche-Orient.

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Israël pavoise et Abbas se tait

100929:1614 Abdel Bari Atwan * 5 min info-palestine.net mots

Alors que le moratoire sur la construction des illégales colonies israéliennes s'est terminée hier, c'est la fête dans les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem occupée.

Abdel Bari Atwan

Les constructions dans les colonies juives reprennent de plus belle en Cisjordanie et à Jérusalem, après la fin d'un moratoire cependant peu restrictif - Photo : AP/Bernat Armangue

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Le conflit israélo-palestinien ne se résoudra jamais sur les bases actuelles.

100928:1650 Daniel Vanhove ** 9 min mondialisation.ca mots

par Daniel Vanhove

Quels que soient les effets d'annonces la plupart du temps surmédiatisés, le conflit israélo-palestinien ne pourra jamais être résolu sur les bases actuelles pour plusieurs raisons, dont l'une me paraît majeure et que je voudrais clarifier de façon à ce qu'elle soit bien comprise par tous ceux qui s'y intéressent, de près comme de loin. Cette raison en est que toutes les approches qui l'abordent pour y trouver une éventuelle solution en oublient un élément essentiel : l'injustice originelle. L'injustice fondamentale qui a prévalu à l'établissement du jeune Etat israélien en terres arabes, au lendemain de la guerre essentiellement européenne de 1945.

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Le Fplp suspend sa participation au Comité Exécutif de l'olp pour protester contre la reprise des négociations

100927:1440 7 min ism-france.org mots

Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine a annoncé, lors d'une conférence de presse le 25 septembre 2010, qu'il suspendait sa participation au Comité Exécutif de l'OLP en réponse au retour d'Abu Mazen aux négociations et à « l'approbation » de cette action dangereuse par le Comité Exécutif.
Lors d'une conférence de presse qui a eu lieu à Ramallah, dirigée par le secrétaire général adjoint, le camarade Abdel-Rahim Mallouh, et les membres du Bureau Politique, les camarades Khalida Jarrar et Omar Shehadeh, le Front a prévenu des conséquences et des répercussions graves de la politique de concessions et d'apaisement envers les Etats-Unis et Israël.

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Des pourparlers maintenant incertains

100926:1632 Khaled Amayreh 4 min ism-france.org mots

Israël et l'Autorité Palestinienne continuent de faire valoir des positions presque diamétralement opposées au sujet de toutes les questions centrales, y compris au sujet des conditions pour la poursuite des discussions. Cette semaine, le président de l'AP Mahmoud Abbas, qui est sous les feux des critiques palestiniennes et arabes pour s'être soumis à la pression israélo-américaine, a prévenu qu'i

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Pendant les pourparlers, Israël continue de tuer

100925:1544 Khaled Amayreh * 5 min info-palestine.net mots

Alors que les pourparlers reprennent de façon précaire, les forces israéliennes attaquent et tuent les Palestiniens désarmés, écrit Khaled Amayreh depuis la Cisjordanie occupée.

Khaled Amayreh

Photo : La semaine dernière, dans la ville de Naplouse en Cisjordanie, des Palestiniens protestent contre les négociations israélo-palestiniennes.


Les forces d'occupation israéliennes ont tué un Palestinien au nord la Cisjordanie dans ce que les témoins directs et les voisins ont décrit comme « un meurtre de sang-froid » et une exécution « sommaire ».

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