Personne ne peut se réjouir de la mort d'un homme et chacun doit la déplorer, je connais assez les Cubains pour savoir que,comme l'a dit Raoul; ils déplorent la mort de Zapata en prison. Maintenant après avoir dit cela qui est essentiel il faut également noter un certain nombre de faits incontournables. Oralando Zapata n'était pas un prisonnier politique mais un droit commun dont l'histoire personnelle est jalonnée de nombreux délits. Il faut voir et dénoncer la manière dont il a été utilisé par la contre-révolution dont « les dirigeants » sont trop amateurs de confort et de dollars nord-américains pour mettre leur vie en péril.
Il l'ont poussé à des revendications absurdes comme réclamer une cuisine personnelle et un téléphone dans sa cellule, utilisant cet homme, un maçon de 49 ans, un desesperados pour lui faire chercher un martyre dont ils ont toujours rêvé, et qu'il n'avait jamais trouvé alors que la révolution cubaine a des milliers de héros, ceux qui ont combattu mais aussi ceux comme les 5 qui sont un exemple de dignité, sans parler de tous ces médecins qui soignent leurs frères haïtiens,et de tous ces Cubains qui acceptent de vivre les pires difficultés au nom de leur dignité et liberté. Trouver un héros de la contre-révolution à Cuba est difficle en outre parce qu'il n'y existe pas (sauf à Guantanamo) de cas de torture ou d'exécution sommaire extra-judiciaire, parce que chacun vit les difficultés de la vie quotidienne et sait exactement ce que cherchent les pseudo-dissidents, épris de dollars.
Nous n'avions donc pas affaire à un prisonnier politique mais à un pauvre homme manipulé par la contre-révolution qui a succombé après une grêve de la faim de 85 jours après avoir mis plusieurs fois sa vie en péril de la même manière.
Dire qu'oralando Zapata n'était pas un prisonnier politique, ce n'est pas nier que des contre-révolutionnaires sont en prison. Quand on parle de prisonniers politiques à Cuba, il faut savoir de quoi il est question. Le contexte est celui d'une guerre livrée par les Etats-Unis et par exemple quand a été édictée la loi Helms burton au nom de laquelle en violation de toutes les lois internationales on asphyxie le pays, en attaquant en priorité la population civile, il y a eu une loi qui en réponse interdisait aux citoyens cubains sous peine de prison de recevoir de l'argent de l'ennemi. Ainsi les Dames en Blanc et Yoani peuvent être détenues et jugées selon les lois en vigueur - dans aucun pays les lois ne peuvent être violées: recevoir de l'argent et collaborer avec l'ambassade d'Iran (un pays ennemi) aux Etats-Unis, par exemple, peut entraîner la perte de tous les droits citoyens dans ce pays -, mais elles savent qu'à Cuba personne ne disparaît, ni est assassiné.
Parce que Cuba est un état de droit où on est jugé et où celui qui va en prison le fait soit pour des délits de droit commun, soit parce qu'il collabore avec l'ennemi étasunien qui a causé des milliers de morts cubains.
J'ajouterai que le bruit volontiers fait autour des « dissidents » cubains n'a d'égal que le silence fait par la même presse autour du cas des 5 cubains retenus dans les prisons des Etats-Unis depuis plus de 10 ans, privés du droit de voir leur famille, après une parodie de procès, parce qu'ils ont voulu protéger leur patrie du terrorisme étasunien. cela est dû au fait que 90% des « nouvelles » mondiales est sous contrôle étroit du système de propagande des Etats-Unis et de leurs alliés européens. Il est donc plus que jamais indispensable que nous dégagions notre information de ces grandes orgues médiatiques et tout est fait pour rendre le combat pour la justice et la vérité impossible...
Je voudrais reprendre les mots plein d'émotion qU'Enrique Ubieta écrit à propos du cas d'Oralando Zapata dans Cubadebate(1), il explique que les pseudo-dissidents et vrais stipendiés de l'empire nord-américain, n'ont,jamais eu le courage d'aller jusqu'au bout de leur propres grèves de la faim et que ce n'est pas la première fois qu'ils utilisent des hommes dont « ils peuvent se passer », parce qu'encombrants et peu « décoratifs ». ce groupe qui vit en symbiose avec les représentants de Etats-Unis dont la section des intérêts à la Havane est l'organisateur de leurs actions.
« Chaque grève antérieure des instigateurs avait été annoncée comme aboutissant à une mort probable, mais les grévistes renonçaient toujours en étant en bon état de santé. Harcelé et poussé à continuer jusqu'à la mort - ces mercenaires se frottaient les mains avec l'espoir qu'il meurt malgré les efforts soutenus des médecins -, le cadavre de Zapata est maintenant exposé avec cynisme comme étant un trophée collectif.
En maraudant autour du moribond, les médias - les mercenaires locaux et la droite internationale - étaient comme des vautours. Son décès est un festin. Le spectacle dégoute. Parce que ceux qui écrivent ne s'apitoient pas de la mort d'un être humain - dans un pays sans mort extrajudiciaire -;ils la brandissent presque avec joie, et l'utilisent à des fins politiques préméditées. Le cas de Zapata me rappelle celui de Pánfilo: les deux furent manipulés et d'une certaine manière poussés à l'autodestruction de façon préméditée afin de satisfaire des besoins politiques d'autrui : l'un, poussé à maintenir une grève de la faim de 85 jours (il en avait déjà fait d'autres qui malmenèrent sa santé) ; l'autre, au milieu d'un processus de désintoxication alcoolique, invité à boire pour qu'il dise face aux caméras ce qu'elles voulaient entendre.
Je me demande si cela n'est pas une accusation contre ceux qui maintenant s'approprient de sa "cause". Ils ont raison de dire que ce fut un assassinat, mais les médias cachent le vrai assassin: les groupuscules cubains et leurs mentors internationaux. Zapata fut assassiné par la contre-révolution. »
Un homme est mort et nul ne peut s'en réjouir car ce pauvre homme était une marionnette, c'est d'ailleurs pour cela qu'il est mort, les autres l'ont utilisé. Il était bien plus utile mort que vivant. C'est une victime dans la guerre absurde et criminelle que les Etats-Unis mènent contre Cuba. Il faudra bien un jour que cela s'arrête et c'est cela que la conscience universelle doit imposer, l'arrêt d'un crime perpétré depuis tant d'années dans une totale impunité.
Danielle Bleitrach
(1) cubadebate.cu
Traduction : R. Muller
socio13.wordpress.com
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Que ne réagit-il tout aussi énergiquement le Parlement Européen pour condamner la mort et le sort de tant de Palestiniens cruellement emprisonnés et affamés à ciel ouvert à Gaza. Alors qu'ils ne sont pas même dissidents en quoi que ce soit mais simplement et légitimement désireux de vivre paisiblement et librement sur LEUR terre originelle ! Que l'Europe impérialiste, girouette à plusieurs vitesse

photo: charnier de Macarena (Colombie. 2000 corps suppliciés découverts)
Rebelión
traduit par Danielle Bleitrach pour changement de société. Je vous previens vers la fin du texte, il y a la description de ce qui se passe en Colombie. j'ai pu traduire l'introduction ci-dessous et le martyre de Diomedes Meneses mais je suis incapable d'aller plus loin, alors si quelqu'un veut terminer la traduction se sera juste pour tous ceux qui souffrent dans le silence médiatique, mais moi je ne peux pas... (danielle Bleitrach). Voici donc la traduction de ce texte trés trés important au moins jusqu'aux récits de tortures... Dans un communiqué contre Cuba qui est en train de circuler dans les blogs au service de la CIA, trempés jusqu'à la moelle de mensonges, et signé par des « intellectuels », il est question que Zapata Tamayo ait été : « brutalement torturé », ce qui est un mensonge crasse... mais peut-être qu'ils ignorent ce qu'est être « brutalement torturé », et nous devons leur rafraîchir la mémoire.... Diomedes Meneses : brutalement torturé par l'État colombien : Avec un couteau, les militaires de l'État colombien lui ont extirpé un oeil, après ils l'ont laissé sur une chaise à roues. Et maintenant l'établissement de la prison continue de le torturer; il lui laisse la gangrène lui dévorer une jambe, en lui refusant une aide médicale tandis que son corps pourrit littéralement et lui dévore la vie (1).

En écho aux textes de Graciela Ramírez et d' Helena Maleno par Gloria Gonzalez Justo, La Havane
Le texte bouleversant envoyé par notre amie Graciela Ramirez, correspondante de la revue Resumen latinoamericano, et également présidente du Comité international pour la libération des Cinq à La Havane, nous rappelle qu'il existe dans le monde des causes bien plus nobles à défendre que de s'attaquer à Cuba : celle de millions de personnes exploitées - notamment des femmes -, fuyant la misère endémique laissée par des siècles de colonisation européenne, et par la politique néolibérale impitoyable imposée par les États-Unis.
par Agence Cubaine de Nouvelles
Intellectuels et artistes du monde,
Au moment où la Foire aux Livres parcourrait notre pays d’un bout à l’autre, et pendant que des centaines de médecins cubains sauvaient des vies à Haïti, une nouvelle campagne contre Cuba se préparait. Un délinquant de droit commun ayant antérieurement commis des actes de violence, mais devenu ensuite « prisonnier politique », a commencé une grève de la faim afin que lui soient installés dans sa cellule télévision, téléphone et réchaud pour cuisiner.
Au terme d’une campagne orchestrée par de puissantes entreprises médiatiques, fondamentalement européennes, qui ont attaqué Cuba avec férocité, le Parlement européen vient de voter, après un débat malhonnête, une résolution de condamnation de notre pays qui manipule des sentiments, dénature les faits, profère des mensonges et occulte des réalités.
Le prétexte avancé a été le décès d’un détenu, condamné d’abord pour des délits communs, puis manipulé par des intérêts étasuniens et par la contre-révolution interne, pour avoir refusé, de sa propre volonté, de manger malgré les avertissements et l’intervention des médecins spécialistes cubains.
Le 11 mars 2010.
Monsieur Herman Van Rompuy Monsieur José Luis Rodriguez Zapatero
Secrétaire Général de l'U.E. Président de l'U.E.
Rue de la loi, 175 Avenida Puerta de Hierro
1048 Bruxelles s/n 28071 Madrid
Belgique Espagne
Messieurs les Présidents de l'Union Européenne,
Je viens d'apprendre que l'Union Européenne a condamné à Strasbourg la « mort du dissident cubain Orlando Zapata ».
Mondialisation.ca, Le 11 mars 2010
Granma - 2010-03-04
Le public cubain a pu entendre, aux actualités télévisées du 1er mars au soir, les témoignages des médecins qui ont tenté de sauver Orlando Zapata Tamayo et de la mère de celui-ci, Reina Tamayo, qui a reconnu que le personnel de l'hôpital avait prodigué l'assistance requise à son fils. Granma international présente ici la transcription de ce reportage réalisé par la journaliste Gladys Rubio.

campagne médiatique sur la grève de la faim de contre-révolutionnaires
La chose que ne dit pas cette article tant elle est évidente pour un Cubain qui subit les effets du terrible blocus, le terrorisme et tout ce que l'imagination fertile de son odieux et puissant voisin peut lui imposer est que Cuba est en guerre. Et que celui qui en temps de guerre s'allie avec l'ennemi est passible d'un châtiment dans n'importe quel pays. Ceux qui sont en prison le sont en vertu de la loi que les Cubains ont promulgué après qu'en 1996 les Etats-Unis aient eux mêmes promulgué la loi Helms burton qui était extra-territoriale, prévoyait les conditions du pillage de Cuba quand son gouvernement serait renversé, attribuant par exemple les cigares à Philipp Morris et le rhum à Baccardi (d'où le surnom de loi Baccardi) et établissant un véritable protectorat) . A la suite de cette loi, les Cubains ont voté à leur tour une contre loi Helms Burton au nom de laquelle celui ou celle qui accepte de l'argent de l'ennemi est passible de peine de prison. Tant qu'on a pas compris cela on ne peut pas comprendre ce que signifie le terme de contre-révolutionnaire tel qu'il est employé ici. Il ne s'agit pas « d'opinion », le terme exact serait « agent d'une puissance étrangère » mais à Cuba, nation et révolution, indépendance nationale et socialisme sont des termes équivalents. note et traduction de Danielle Bleitrach

Après les organisations identifiées à la CIA, mais aussi le terroriste international et l'agent Luis Posada Carriles, c'est au tour du soi disant Committee to Protect Journalists, basé à New York, parrainé par les grandes sociétés et clairement lié aux Services de renseignements américains, d'adhérer à la campagne médiatique contre Cuba déchaînée au cours des de
Jusqu'à ce jour je me suis plus ou moins contentée de traduire et reproduire les textes que l'on m'envoyait sur le cas d'Orlando Zapata, le prisonnier cubain qui a succombé d'une grève de la faim. il y avait plusieurs raisons à cela:
1) la première est que la mort d'un être humain, quel qu'il soit et quelles que soient les circonstances, m'affecte réellement. Et encore plus dans ce cas là où il y a eu grève de la faim, auto-destruction. Même le visage de cet homme m'était douloureux, il me rappelait Guy Georges, ce mulâtre dont j'avais toujours pensé qu'il avait été détruit profondément par l'absence d'amour avant de devenir lui-même un serial killer assassin de vieilles femmes. Je lisais une sorte de révolte, de la maladie dans ce regard fixe et fiévreux, la question politique disparaissait pour moi dans cette auto-immolation et je ne pouvais que me sentir proche de son humanité détruite. Donc il me semblait qu'il fallait respecter un temps de silence. Celui-ci ne nous a été accordé ni à lui, ni à moi, ni surtout à sa mère dont j'imaginais la douleur d'autant plus forte que ce fils violent, douloureux avait du bien des fois la crucifier. Je connais.
Raúl Gómez
Rebelión traduit par Danielle Bleitrach pour changement de société
Nous avions besoin d'urgence d'un martyr. Le lundi 15 février, quand 23 leaders du Proyecto Consenso Cubano se sont réunis dans le local du Mouvement Démocratie à Miami avec le Secrétaire général du Parti politique espagnol de droite Européen, Don Antoine López-Istúriz, tous savaient que le prisonnier Orlando Zapata Tamayo, qui réalisait une grève de la faim en Cuba, se trouvait dans un grave état de santé et sur le point de mourir; cependant, les débats ne se sont pas dirigés vers les actions qu'ils pourraient mener pour éviter sa mort, maisle débat a porté sur comment mettre son décès imminent à profit pour déchaîner une campagne mondiale contre la dictature cubaine et pour éviter ainsi que le gouvernement socialiste de Rodríguez Zapatero aboutisse à remplacer la Position Commune de l'Union Européenne envers Cuba par un autre cadre institutionnel.

La presse et les chancelleries occidentales se sont indignées du suicide en prison d’Orlando Zapata Tamayo, présenté comme une victime la « dictature cubaine ». Or, ce drame humain n’a pas le sens qu’on lui attribue : Zapata n’a jamais eu d’activité politique.
Une fois de plus, observe Salim Lamrani, la propagande déforme des faits et les instrumente pour justifier a posteriori l’hostilité de Washington vis-à-vis de Cuba.
vendredi 26 février 2010
Il est parfaitement légitime que la presse internationale - écrite, radiodiffusée et télévisée - rende compte, commente voire condamne la mort dans un hôpital de La Havane, au terme de quatre-vingt-cinq jours de grève de la faim, de l'opposant cubain Orlando Zapata Tamaya, le 23 février. Il avait été condamné en 2003 à trois ans de détention pour « désordre public », puis, pour « conduite radicale » durant son incarcération, avait vu sa peine alourdie à vingt-cinq ans. Exemplaire dans son souci d'informer ses lecteurs, le quotidien espagnol El País a ainsi consacré trois pleines pages, le 25 février, à ce premier détenu politique cubain à mourir en prison depuis 1972.
Nous le regrettons beaucoup.
Il avait été condamné à trois ans de réclusion, mais il a commis d'autres délits en prison et sa peine s'est accrue. Après, on l'a conduit dans nos meilleurs hôpitaux. Il est décédé, nous le regrettons beaucoup.
Dans notre confrontation avec les USA, nous avons perdu malheureusement des milliers de Cubains, surtout victimes du terrorisme d'État. Entre morts et invalides, cela fait environ cinq mille, sans compter des milliers d'autres blessés qui sont parvenus à se rétablir. Des diplomates à nous ont même été assassinés à l'étranger ou faits disparaître dans d'autres pays.